The Empire of Gold de S. A. Chakraborty

Dernier tome de la trilogie débuté avec The city of brass et poursuivi avec The kingdom of copper, The empire of gold de S. A. Chakraborty débute immédiatement après la fin du tome précédent.

La cité de Daevabad est tombée au main de Banu Manizheh, une des dernières Nahid encore en vie. La magie a disparu car le seau de Salomon a quitté la cité. L’avenir s’annonce sombre pour beaucoup alors que débute un temps de conflits et d’incertitudes. Nahri et Ali ont été transporté au Caire où ils pensent leurs blessure et doivent décidés de la meilleure manière de tenter de reprendre le contrôle de “leur” cité.

S’en suit un roman qui fait une fois encore la part belle aux intrigues politiques mais aussi à l’action. Dans ce tome final alors que le futur de Daevabad va se décider des mystères et rancœurs anciennes vont être révélées.

The empire of gold termine en beauté une trilogie de Fantasy inspiré des mythes orientaux qui s’avère de très grand qualité.

Sinteval de Rozenn Illano

Faisant suite à Elisabeta, Sinteval suit le destin d’un groupe de vampires qui a, dans le premier tome, réussit à renverser le groupe des maîtres qui dirigeait le Cercle (à la fois un pacte magique et une organisation qui lie les vampires entre eux).

Mais voila, peu de temps après avoir repris le contrôle du Cercle, les vampires font fassent à une menace bien pire : l’annihilation. En effet la prophétie un peu obscure que les vampires mourants ont construits au fil des siècles  vient à passer : le Ciel s’ouvre et après une explosion de lumière les survivants (vampires et mortels) doivent faire fasse à une horde d’anges vengeurs et un compte à rebours pour la fin du monde. Si les vampires savent que la fin du monde n’aura pas lieu, ils savent aussi que leur race ne devrait pas pouvoir survivre ce qui arrive.

Une course contre la montre s’engage alors afin de trouver dans les restes de l’Europe dévastée les connaissances nécessaire pour tous les sauver et, peut-être, devenir autre chose…

Sinteval est une suite à la hauteur d’Elisabeta qui répond à plusieurs questions et en posent bien d’autres. Maintenant je veux savoir ce qui se passe ensuite….

The Deep de Rivers Solomon

Court roman / novella de Rivers Solomon, mais aussi projet transmédia avec une chanson (que je ne suis pas allé écouter je l’avoue), The Deep narre un pan de vie de Yetu une sirène (enfin cela y ressemble beaucoup).

Le peuple de Yetu est sont les enfants des esclaves enceintes jetées par dessus bord des bateaux les transportant d’Afrique en Amérique. Le poids du passé étant si lourd à porter que seulement une personne de ce peuple porte la mémoire de tous : Yetu est cette personne.

Mais Yetu veut retrouver son innocence et fuit laissant son peuple avec le souvenir de son histoire tragique. Le reste est l’histoire à la fois d’un peuple et d’une jeune femme qui doit apprendre à vivre avec son origine tragique. Le résultat est une novella belle et triste à la fois dont la sortie français est prévu à la rentrée.

Les sept morts d’Evelyn Hardcastle de Stuart Turton

Un mix entre une enquête et le jour de la marmotte voila ce que propose Stuart Turton pour son premier roman. Son protagoniste principal se retrouve à passer de corp en corp dans la propriété isolée de Blackheath House, revivant plusieurs fois la même journée.. Peu de certitude sinon qu’il ne sait pas vraiment qui il est vraiment, que la fille des hôtes, Evelyn Hardcastle, sera assassinée le soir même, qu’il a deux autres concurrents qui ne vivent pas la journée de la même manière que lui, et qu’il doit trouver le coupable s’il veut pouvoir retrouver sa vraie identité et quitter la propriété.

A partir de cela, Turtout propose un roman qui se lit comme un Cluedo grandeur nature où le protagoniste principal doit creuser afin de découvrir les nombreux secret de la demeure, de ses propriétaires et des invités qui y sont réunis pour une petite fête. Si ajoute des questions l’identité du protagoniste principale, les raisons de sa présence ici et du passage de corps en corps et de la finalité de cette journée qui se répète encore et encore.

Les sept morts d’Evelyn Hardcastle est au final un roman passionnant où le lecteur va de surprise en surprise; une réussite.

A summer beyond your reach de Xia Jia

Paru en anglais suite à un crowfunding, A summer beyond your reach propose quatorze textes de l’autrice chinoise Xia Jia traduits en anglais par plusieurs traducteurs; une partie des textes sont inédits (en anglais), les autres étaient déjà parus en revues.

Les différents textes de ce recueil reprennent bon nombres de thématiques que l’ont peut trouvé dans une partie de l’imaginaire chinois : les tensions entre modernité et tradition, le role de la famille, les choix de vie et leurs influences sur le destin d’un individus, etc.

La pate de Xia Jia se sent dans une approche très humaine de ses personnages, nombre de ses nouvelles s’attaches à la description des sentiments des protagonistes, ainsi que sur de nombreux clins d’oeils à la culture classique chinoise et aux classiques de la science-fiction occidentale.

Le lecteur curieux pourra trouvé dans la chronique de Gromovar, bien plus fouillée que la mienne, un petit descriptif de chaque nouvelle. Pour ma part je me contenterai de dire que le recueil A summer beyond your reach est une lecture très agréable qui mêle réflexion sur la Chine et approche de thème classique de la science-fiction.

L’incivilité des fantomes de Rivers Solomons

L’incivilité des fantômes de Rivers Solomons, que j’ai audio-lu en VO, est un roman de science-ficiton se déroulant dans un vaisseau générationnel s’éloignant de la Terre afin de trouver un nouveau monde viable. Dans ce vaisseau un société rigide a été mise en place avec la classe dirigeante / supérieure dans les plus hauts ponts du vaisseaux et la classe servile dans les plus bas; la classe dirigeante est blanche, celle servile est noire. Ce point fait résumé à certain le roman en “une plantation de coton dans l’espace”;  ce en quoi ils n’ont pas totalement tort.

Mais le roman ne se résume pas totalement à cela. Déjà le société décrite ici est fermée, pas d’échappatoire physique possible en s’échappant dans des zones plus libres ou/et plus sauvages, ensuite le roman propose une intrigue : celle de Aster, esclave de par sa couleur de peau, mais métis, intelligente, brillante même, qui aide le chirurgien général du vaisseau (bien que ses compétences soient supérieures) et qui tente d’élucider le mystère de la disparition de sa mère qui connaissait le vaisseau comme sa poche.

L’incivilité des fantômes est un roman dur qui tient son lecteur en halène grâce à des mystères et à une histoire personnelle prenante.

Vagabonds de Hao Jingfang

Traduit en anglais du chinois par Ken Liu, Vagabonds de Hao Jingfang est un roman de science-fiction qui examine l’évolution d’une société martienne au siècle prochain.

Le roman se déroule en effet en 2196, une centaine d’année après une guerre entre Mars et la Terre qui a aboutit à une situation tendue où Mars est devenue indépendante. Un fossé culturel sépare la Terre, vivant sur un modèle néo-libérale qui est très proche du notre, et Mars qui vit sous un régime plus communautaire (qui par bien des aspects fait pensé à une sorte d’utopie socialiste où la science et l’ingénierie tiennent une place prépondérante).

Le lecteur est invité à suivre Luoying, la petite-fille de dix-huit ans du gouverneur de Mars, qui revient d’un séjour de dix ans sur Terre où elle a été envoyée avec une vingtaine d’autres jeunes martiens en « échange culturel ». D’autres personnes la côtoyant sont également tours à tours le centre d’un chapitre.

Au niveau de l’histoire, Luoying lutte pour se ré-acclimater à la société martienne et comprendre les événements qui ont mené, il y a une douzaine d’année, à la mort de ses parents bannis de Mars.

Vagabonds est un bon roman de science-fiction dont l’ intrigue sert de base pour discuter des différentes formes de sociétés humaines possibles et de leurs travers. C’est aussi une réflexion sur la manière dont les nouvelles générations perçoivent les acquis et changements apportés par les générations qui les ont précédés.

Bref Vagabonds est une très bonne et interessante lécture.

Jardins de poussière de Ken Liu

Jardins de poussière est le second recueil de nouvelles de l’auteur et traducteur sino-américain Ken Liu. La petite trentaine de nouvelles présentées ici couvrent différents genres (fantasy, anticipation, Science-fiction, uchronie, etc.) de l’imaginaire et sont très intéressantes à lire; Ken Liu est un très bon auteur et cela se confirme une nouvelle fois avec ce recueil.

Ken Liu a un certain nombre de thématiques qui reviennent souvent dans ses écrits et les nouvelles du recueil ne font pas exception. Il est donc question ici de la rencontre en culture chinoise et nord-américaine, du poids de l’histoire et des décisions qui ont mené à « aujourd’hui », de l’impact humain de  nouvelles technologies et de la manière dont les ingénieurs et la science peuvent changer concrètement le monde.

Bref avec Jardins de poussière Ken Liu s’impose encore un peu plus à la fois comme un nouvelliste de premier plan et un constructeur de pont entre Chine et Occident.

Vorrh de Brian Catling

Trilogie composée de Vorrh, The Ersthwile et The Cloven, Vorrh narre une histoire de réalisme magique (ou de Fantasy historique, amis taxinomiste je te laisse débattre du sujet) centrée sur la forêt du Vorrh.

Située en Afrique, près de la ville colonial d’origine allemande de Essenwald, la trilogie débute peu après la première guerre mondiale pour se conclure lors de la seconde. La Vorrh est une forêt ancienne, le lieu du jardin d’Eden selon les légendes locales. Et il est vrai que cette forêt n’est pas comme les autres. Peuplées de cyclopes anthropophage, elle fait perdre peu à peu la tête aux personnes qui y séjournent trop longtemps.

De là de Catling propose le destin de plusieurs personnages, en Afrique et en Europe, qui s’entremêlent, de près ou de loin, pour former une fresque historique de la première moitié du XXé siècle.

Difficile de tous résumé tant le roman est riche de trame narrative mettant en scène un photographe, un cyclope exceptionnel vivant parmi les hommes, des anges déchus anciens gardien du Jardin, des hommes sans âmes travaillant à arracher le bois à la forêt, une aveugle qui a retrouvé la vu, un photographe, un retraité juif, etc.

Ces différents personnages sont la matière qui forme le destin de la Vorrh et peut-être de l’humanité elle-même dans une trilogie qui se lit comme un roman coupé en trois parties prenant toute son ampleur au fils des pages.

La fureur de la terre de Lionel Davoust

Troisième tome de la série Les dieux sauvages, et reprenant directement après le second tome, La fureur de la terre se concentre avant tous sur le siège de Loered, le Verrou du Fleuve, ville-forteresse qui est la clef de voute de la défense des royaumes de Wer.

Le roman suit donc toujours Mériane, la héraut de Wer, qui organise la défense de la cité face aux hordes du dieu Aska. En parallèle le lecteur suit les tentatives de rallier de nouvelle force dans le royaume et l’expédition en territoire ennemis de la mystérieuse rôdeuse et de son « acolyte ».

Toujours aussi agréable à lire, La fureur de la terre distille de manière parcimonieuse les révélations sur la chute de l’Empire, la nature de Wer et Aska, et celle de la rôdeuse; à ce point le lecteur attentif aura des hypothèses mais pas de certitudes. Arrivé à la fin du roman je n’ai qu’une envie : lire la suite; mais également une petite frustration avec le sentiment que le roman aurait sans doute pu être pus condensé et se perd parfois dans quelques longueurs. Davoust écrit bien et cela passe, mais la matière aurait pu se préteur à plus de concision. Maintenant la suite, vite vite….