Railsea

Depuis quelques années, China Miéville explore, à chaque nouveau roman, un genre littéraire différent en lui donnant un twist que la critique qualifie de “weird”. Le roman “young adult” Railsea, sorti en 2012, n’échappe pas à cette exploration; il s’agit d’un roman d’aventure maritime dans la lignée de livre comme Moby Dick ou l’île au trésor. Le twist étant qu’ici il y a pas d’océans et de mers parcourus par des poissons et autres baleines, mais une terre que sillonne d’innombrables rails (le railsea du titre) et qui est peuplée de taupes géantes et d’insectes nombreux.
C’est donc dans un monde ayant visiblement possédé une technologie avancée (il y a des ordinateurs par exemple) que des trains circulent sur une mer de rails. Celle-ci est entretenue par des trains mystérieux appelés les anges et qui est visiblement d’une technologie avancée. Sur cette mer de rail, parsemée d’îles rocheuses où vivent les hommes, des trains de chasse à la taupe, de commerce, de récupérateurs de technologie sur des trains “échoués”, des trains militaires, mais aussi des trains pirates circulent inlassablement. Les capitaines de trains chasseurs de taupe traquent leur “philosophie” sans relâche.
C’est dans ce contexte que le jeune Sham Yes ap Soorap embarque pour son premier voyage dans le train chasseur de taupe, comme assistant du médecin de bord, du capitaine Abacat Naphi. La découverte d’un train “échoué” et d’une série de photos gardée dans la carte mémoire d’un appareil photo le lancera sur les traces de deux adolescents puis, au péril de sa propre vie, sur celle du bord du monde et de ce qui se trouve au dela.
Difficile de parler du roman sans en déflorer l’intrigue, mais Miéville propose tous ce qui fait le sel des romans d’aventures marins avec la dextérité de son “worldbuilding”. Une lecture très agréable (et un roman dont il ne faut pas 50 pages pour y entrer, comme c’est souvent le cas chez Miéville) ponctuée de nombreux chapitre de mise en abyme sur la narration du récit lui même. La version audio est bien servi par une lecture agréable.

Une pensée sur “Railsea”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

code