Seven blades in black est le premier tome d’une nouvelle série (The Grave of Empires) qui se situe au croisement du Steampunk, de la Fantasy (devrais-je dire Gun-powder Fantasy ?) et du Western.
Se déroulant dans un monde où un Empire dont les castes les plus hautes sont composés de mages (pouvant affecter un aspect de la réalité : se transformer, être très résistant, le feu, ouvrir des portails, soigner, etc.) et une Révolution formé de non-mages et utilisant une technologie pour lutter (armures de combat, tanks, armes « à feux », etc), le roman se déroule dans une zone tampon entre les deux belligérants formée de cités franches que se disputent les deux puissances.
Présenté sous la forme d’une confession devant une officier de la Révolution chargée de l’exécuter, Seven blades in black narre le chemin de Sal « the Cacophony« . Sal est une ancienne mage de l’Empire devenue « Vagrant » (c’est-à-dire ayant abandonné l’Empire). Armé d’une pistolet magique, elle traque une liste d’anciens mages de l’Empire (ayant participé à une cabale afin de détrôner l’Empereur) afin de se venger.
Affublée d’une alchimiste amoureuse et d’un sous-officier de la Révolution idéaliste (et moyennement consentant), Sal narre sa quête de revanche qui la mène, sur un chemin de morts et de destructions, aux quatre coins de la zone tampon entre Révolution et Empire.
Seven blades in black est un gros roman (près de 700 pages) construit comme un western (une femme seule cherchant vengeance dans une zone de non-droit). Si le début démarre un peu lentement et que le récit prend bien son temps pour avancer (le chemin de Sal est remplis de tours et de détours plus violents les uns que les autres ), il prend aussi avec l’avancée de la lecture de l’ampleur.
Pourquoi Sal cherche à se venger ? Qui est-elle ? Qui sont les mages qu’elle traque et que lui ont-il fait ? Toute ses questions trouvent peu à peu réponses au fils des pages pour finalement donner un récit dont les enjeux, bien que dans la marge, sont en fait au cœur de l’Histoire.
A la fin du roman, certaines réponses ne sont qu’esquissées (l’origine de l’arme de Sal par exemple), mais en même temps un sentiment de complétude du récit existe. On sent le potentiel pour la suite, mais sans ressentir la frustration de trames laissées en suspend.
Situé dans un futur proche, Last tango in cyberspace est une enquête menée par Lion Zorn, un « traqueur d’empathie ». Nouvelle profession, ces personnes à l’empathie ultra développée sont engagée afin de découvrir les nouvelles tendances culturelles, les nouvelles « tribus » émergeantes.
Premier opus (dans l’ordre de numérotation de la série) des histoires japonaises de la trame silholienne, Masshiro ni propose six nouvelles, dont deux inédits, qui éclairent l’histoire de la famille Izôkage, famille de samouraïs japonaise qui a été maudite par un esprit de l’hiver. Les membres de la famille sont non seulement traqués par un esprit de l’hiver, mais ont aussi leurs âmes divisées en deux. Ils recherchent ainsi leur âme sœur. De plus, un pacte passé avec la cours de Seuil les lies aux Fays.
Premier roman de Chen Qiufan, traduit par Ken Liu en anglais, Waste Tide se déroule dans un futur proche à Silicon Island, une zone imaginaire en Chine continentale, qui est la plus grande zone de recyclage du monde.
Un nouveau recueil de nouvelles de Ted Chiang ne peut être qu’une bonne chose. Pour ceux qui ne le connaisse pas Ted Chiang est un nouvelliste américain qui publie peu (une vingtaine de nouvelles en près de trente ans) mais d’une très haute qualité. Exhalation est son second recueil et réunis ce qu’il a publié depuis 2007 avec deux inédits.
Lorsque j’ai appris que Tchaikovsky allait sortir une suite à l’excellente
Pierre-de-vie est un roman de Fantasy de Jo Walton qui pourrait se décrire comme de la Fantasy domestique. Se déroulant dans un monde où l’écoulement du temps n’est pas le même selon que l’on aille vers l’ouest (où le temps passe très rapidement et la magie ne fonctionne pas) ou vers l’est (où la magie est très puissante et où résident les dieux et déesses).
Second tome, après
600 jours d’Apocalypse
J’ai lu, il y a peu, les dernières novellas publiées dans l’excellente collection «
Les meurtres de Molly Southbourne de Tade Thompson se situe elle dans le registre de l’horreur/fantastique. Le lecteur est invité à suivre l’histoire de Molly Southbourne, de sa jeunesse recluse dans une ferme avec ses parents à sa vie de jeune femme débutante, en passant pas son adolescence rebelle. Mais c’est surtout que Molly a un secret et une malediction : son sang, une fois versé, produit des doubles d’elle même qui finissent toujours par essayer de la tuer. Une novella violente et dérangeante qui prend aux tripes.