Krik? Krak!

“Krik?” demande le publique, “Krak!” répond le conteur avant de commencer son histoire. C’est par ces deux mots que commence la narration d’une histoire à Haïti, et c’est par ces deux mots que Edwidge Danticat a décidé de nommer son recueil de nouvelles. Des nouvelles qui nous parles de Haïti et des femmes. L’écriture puissante de Danticat et les thèmes qu’elle aborde font que chaque nouvelle est un coup de point que l’on reçoit. Un recueil fort donc, mais d’une beauté sublime et d’un écriture limpide et évocatrice.

“Children of the sea” narre le destin tragique d’un boat people perdu en mer et de sa petite-amie restée à Port-au-Prince, alors qu’une sanglante révolution vient d’avoir lieu.

“Nineteen Thirty-Seven” raconte les derniers jours d’une femme emprisonnée, le destin de sa fille, et le rituel secret qui les lient.

“A wall of fire rising” suit la vie familiale d’une famille pauvre, de l’amour d’une mère pour son fils jusqu’au rêve impossible d’un père sans estime de soi.

“Night Women” : la vie d’une mère et prostituée dans sa “cabane” à la fois lieu de vie avec son fils le jour et lieu de travail la nuit.

“Between the pool and the gardenias” : une femme, employée domestique à Port-au-Prince, trouve un nourrisson abandonné, elle le prend, il meurt, son amour pour lui aura de tragique conséquence pour elle.

“The missing peace” : une femme à la recherche de sa mère, un village et son charnier, une adolescente qui devient femme. Une histoire de maturité et de tragédie.

“Seeing things simply” : une adolescente pose nu pour une peintre française. Une plongée dans les mentalités haïtiennes et dans l’estime de soi d’une femme en devenir.

“New York day women” : une Haïtienne à New York voit sa mère dans la rue, elle la suit et découvrira un pan de la vie de sa mère qu’elle n’aurait jamais soupçonné.

“Caroline’s wedding” : une longue nouvelle qui narre les préparations du mariage d’une américaine d’origine haïtienne, ses relations avec sa mère et sa sœur, née en Haïti. Une nouvelle sur la perte d’une fille, sur la transmission de l’identité et, quelque part, sur l’exil et la nature humaine.

“Epilogue: Women like us” : un épilogue en forme de plaidoyer pour l’écriture et la mémoire ancestrale.

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