La trilogie vendéenne

La trilogie vendéenne, L’enjomineur 1792, 1793, 1794 de Bordage revisite l’histoire française en y entremellant du fantastique, un peu à l’image de ce qu’a réalisé Orson Scott Card avec son cycle d’Alvin le faiseur.

On y suit plusieurs personnages dont les destins se croisent et s’influencent. Les deux principaux vont faire un chasser croiser durant les trois ouvrages.

Emile, jeune homme abandonné enfant et élevé de le bocage vendéen par un curé éclairé. Celui que l’on dit fils de fée, traquera l’esprit du mal de la Vendée à Paris. Il cotoyera les êtres de la lune, et les suppôts du soleil, les membres de la société secrete des adorateurs de Mitra.

Cornuaud est une brute, engagé comme matelot sur un navire de la traite, il est ensorcelé par une esclave. Un démon a pris possession de lui qui le pousse à tuer les blancs. Cornuaud tracera son chemin de Nante au bocage de la Vendée, en passant par Paris laissant dernière lui une trainée de cadavres. Servant tours à tours sous les couleurs monarchistes et républicaines, il poursuivra sa quête pour sa survie et peut-être sa rédemption.

Si le premier volume se déroule principalement en Vendée et est teinté d’un légère optimiste, le deuxième opus (centré sur Paris) et le troisième (retour en Vendée) s’enfonce peu à peu dans la Terreur. La folie des hommes est présentées de longs en large, que se soit à travers des horreurs de la répression parisienne ou nantaise, ou dans la tourmente du conflit vendéen. Mais au final cette trilogie reste, à mon sens, la meilleur de Bordage depuis les guerriers du silence. Une fresque historique et humaniste, qui montre ce que l’homme peut de pire et de meilleurs.

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