Chronique du Soupir

Cela fait déjà plusieurs années que Mathieu Gaborit n’avait rien publié de nouveau. Cet auteur a publié , entre autre,  plusieurs cycles de Fantasy qui proposait des mondes de type crépusculaire et qui développait un imaginaire poétique et légèrement baroque. La qualité de l’écriture n’était pas, par contre, l’intérêt principal des romans.
Chronique du Soupir reprend ainsi les principaux éléments des mondes de fantasy qu’affectionnent Gaborit, avec une écriture que je trouve plus aboutie : un monde avec  un twist particulier (ici une atmosphère dangereuse, les habitants de ce monde survivent grâce à une fée dans leur cœur qui, par relation symbiotique leur permet de vivre le long de “lignes” féeriques), une géographie magique (un monde basé sur les horizontales), des magies particulières et poétiques (ici des variations sur le souffle), des puissants qui se “jouent” des gens du peuples (ici les hautes fées garantes de la pérennité des lignes féeriques).
L’histoire de Chronique du Soupir se tisse autour de l’enlèvement par un nain d’une jeune fille proche d’une haute fée. La traque pour la retrouvé met en avant la famille du nain (et surtout sa mère, gérante d’une auberge, amante d’un elfe et ancienne garde du corps d’une haute fée), ainsi qu’un chasseur au service des hautes fées.
Le roman ne se concentre pas seulement sur la traque mais aussi sur le quotiden de la vie d’une auberge, proposant ainsi une présentation de ce monde très particulier.
J’ai beaucoup aimé ce roman, il propose une fantasy qui semble classique mais qui est emprunte de poésie et d’idées que je ne retrouve nul part ailleurs.

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