Trolls & Licornes

Anthologies 2015 des Imaginales, Trolls & Licornes propose dix nouvelles de Fantasy de très bonne facture.
« Jötnar » de Jeanne-A Debats narre la vie d’un troll, dans une village viking au proie aux invasions chrétiennes, qui, marié à  une humaine et se faisant passer pour tel, traque inlassablement une licorne attirée par les jeunes vierges. Une histoire cruel fait de fureur, d’oublis et d’anciens dieux.
« La chasse là la licorne » d’Estelle Fay vois un frère et une sœurs, chevalier et magicienne, traqué une licorne dans un village renommé pour sa « fête de la Licorne », mais les chasseurs et les proies ne sont peut-être pas ceux que l’on croit. Une nouvelle bien sympathique.
« Eskasrinn » de Pierre Bordage se déroule dans une banlieue. Un voyou, le troll, traque une jeune fille qui le hante, la licorne. Une histoire de violence urbaine teintée de magie.
« Bienvenue à Magicland » de Lionel Davoust suit la vie d’un troll, dans un monde peuplé uniquement de troll, au travers de sa psychanalyse. Employé de Magicland, celui-ci est fasciné par les licornes, animal prédateur et carnassier dont on ne connait pas le mode de reproduction. Alors qu’il devient soigneur/dresseur, la nouvelle se termine par la révélation du mode de reproduction du carnassier… Une très bonne lecture.
« Touellerezh » d’Olivier Paquet se passe en Bretagne médiéval. Un jeune magicien, une licorne polymorphe et un illusionniste doivent unir leurs forces afin de retrouver la fille du seigneur local enlevée par un troll. Une histoire plaisante.
« Le troll médecin » de Silène Edgar est une réécriture de « l’amour médecin » de Molière au pays des petits-poney des licornes. Pas fondamentalement un mauvais texte, mais à moi il ne m’a pas parlé.
« Le double destin du taquin » de Raphaël Albert est une petite merveille en alexandrin narrant l’amour d’un troll pour une licorne, de l’aventure qui s’en suivit et de la méprise qui mit fin à tous cela. C’est bien écrit, drôle et vulgaire à la fois.
« Les yeux du troll » de Sophie Jomain est un conte sur un troll aveugle à qui une licorne promet de retrouver la vu. Un petit bijou sur l’importance de voir avec le cœur et l’acceptation de soi.
« Trolls, licornes et bolognaise » d’Adrien Tomas a la même héroïne que dans sa nouvelle pour l’anthologie Trolls & Légende; une nouvelle d’urban fantasy dans le Paris contemporain avec au menus un meurtre à la corne de licorne, de la politique trolls et une histoire de famille. S’il développe d’avantage cet univers je serais lecteur/client !
« Dans la tete de Georg Trollevitch » »de S. Miller et P. Ward le lecteur est invité à particper aux Imaginales de déroulant dans un monde parallèle au notre où les créatures de fantasy et la magie domine. Une nouvelle à l’idée fort sympathique qui ne m’a, malheureusement, que peu parlé.
Trolls & Licornes est au final une anthologie de Fantasy de qualité; mon seul regret serait peut-être de ne pas y avoir pu y croiser d’avantage de Licornes « traditionnelles ».

Endymion

Située 274 ans après la fin de La Chute d’Hypérion, Endymion narre le voyage de Raul Endymion, de Aenea, la fille d’une des participantes au dernier pèlerinage d’Hypérion, 12 ans, future « élue » ayant traversé le temps grâce aux tombes du temps, et de l’android A. Bettik au travers de différentes planètes grâce au forecaster qui fonctionne pour la première fois en 300 ans pour Aenea.
Parallèlement à ce voyage le groupe est poursuivie par le Père Federico de Soya voyagant de planète en planète avec un vaisseau ultra rapide qui le tue à chaque voyage.
Le contexte d’Endymion est différent de celui-ci des deux premiers romans : l’Hégémonie n’est plus, les différentes planètes reliées grâce à un réseau de puissants téléporteurs sont maintenant éloignées par l’étendue de l’Espace. Le Pax a remplacé l’Hégémonie et la religion catholique est redevenue la première religion humaine grâce à la maitrise des technologies nécessaire à la résurrection des morts, pouvant ainsi réellement promettre la vie éternel à ses fidèles.
Roman intéressant, Endymion est une longue quête à travers différentes planètes. Si le roman est agréable, il est un cran en dessous des deux premiers tomes et il est, par certains aspects, assez frustrant dans le sens qu’il pose plus de questions qu’il ne donne de réponses. J’espère que celles-ci seront donnée dans le tome suivant, dernier de la série.

Chasse Royale

Se déroulant plusieurs années après les événements narrés dans Même pas Mort, Chasse Royale, dont ce livre est la première partie, narre toujours la vie de Bellovèse, fils de Sacrovèse.
Maintenant intégré à la cour de son oncle, le haut roi Ambigat, Bellovèse, et son frère, son devenu des guerriers accomplis. Alors que l’été approche, les héros du roi se rende au près du haut druide afin de célébré l’arrivée de l’été. Au près de ce dernier, l’ensemble des rois et héros des peuples celtes se retrouvent pour la fête.
Alors que la méfiance contre le haut roi augmente, Bellovèse en apprendra d’avantage sur les circonstances qui ont entouré la mort de son père, tué lors de la guerre des sangliers, une guerre fratricides entre les peuples celtes, mais les familles également, qui a eu lieu afin de « départager » deux candidats au poste de haut druide.
Mais la fête tourne au vinaigre alors que les spectres de la guerre des sangliers refont surfaces. Obligé de choisir un camp, Bellovèse se retrouve au cœur d’une nouvelle guerre fratricide qui devient rapidement très personnel.
D’une très haute qualité littéraire, Chasse Royale est un roman fascinant qui mêle à la fois histoire et mythes (comme pour le premier tome une touche de fantastique celte flotte sur la narration et l’histoire). Le plus dur est de refermé le livre en sachant qu’il va falloir attendre pour connaitre le dénouement de la guerre.

The Water Knife

Il y a des livres dont on aimerait pouvoir visiter l’univers et il y en a d’autre où l’on se dit qu’on est très bien chez soi. The Water Knife fait définitivement partie de la seconde catégorie mais à sa lecture on a parfois sensation que ce qui est décrit c’est « demain ».
Se déroulant dans notre futur immédiat (5, 10, 15 ans, ce n’est pas clairement défini), The Water Knife, se déroule dans la ville de Phoenix, en Arizona. Le Méxique est sous le contrôle des cartels de la drogue, la Nouvelle-Orléans ou Miami ont été perdues face à la mer et aux ouragans, le gouvernement américain est toujours puissant, mais chaque état à renforcé ses prérogatives et contrôle, par exemple, de manière beaucoup plus stricte ses frontières.
Le sud des États-Unis se battent pour savoir qui à les droits les plus anciens sur l’eau afin de pouvoir répondre au besoin de leur population menacé par une sécheresse devenue permanente. Alors que la Californie et le Nevada, et surtout la ville de Las Vegas, se débrouillent bien, le Texas a sombré, lançant sur les routes ses habitants, et la ville de Phoneix se meurt. Privée d’eau, la ville sombre peu à peu dans l’anarchie, laissant une part croissante de la ville sous le contrôle de gangs.
C’est dans ce contexte que le lecteur est invité à suivre trois personnages, qui vont se croiser à plusieurs reprises, dans la ville de Phoenix : une journaliste, lauréate du prix Pulitzer, qui couvre depuis plusieurs années la déchéance de la ville, une jeune texane qui survit entre la menace du gang qui contrôle la zone où elle habite et le manque d’eau en essayant de ne pas sombrer dans la prostitution et un soldat de l’ombre (le « water knife » du titre) travaillant pour Las Vegas envoyé en mission dans la ville.
Ces trois personnages vont se retrouver au centre d’une traque pour retrouver des documents qui donne le droit d’exploiter les eau du Colorado, des droits anciens et qui dont ont priorité sur toutes autres demandes. Entre gangs, réfugiés texans, milice californienne et de Las Vegas, coyote qui font passer, contre argents, les migrants dans les autres États américains où il y a de l’eau, entrepreneurs chinois et trafiquants de drogue, la ville de Phoenix est devenue une ville dangereuse qui dévore ses habitants.
The Water Knife est un roman sombre à la crédibilité troublante. Outre de monter que le vernis de civilisation tient grâce à la satisfaction de quelques besoins de base, Paolo Bacigalupi a écrit un roman d’anticipation qui propose une vision de l’avenir basée sur les problèmes d’aujourd’hui. Une vraie réussite !

Forests of the Heart

Situé dans la série « Newford », se déroulant dans la ville du même nom, Forests of the Heart est un gros, et bon, pavé qui se déroule sur une courte période durant un hiver particulièrement rigoureux pour la ville.

Le roman narre une tentative d’une bande de loups, originaires d’Irlande bien entendu, et « Gentry », pour faire fabriquer un masque permettant de conjurer, des tréfonds du monde des esprits, une puissante et ancienne créature qui doit leur permettre de prendre la terre au delà des villes aux manitous locaux.

Le roman suit plusieurs personnes dont les vies vont se trouver lier au plan des loups et qui orbitent autours d’une propriété servant de lieux de retraites pour des artistes. Le lecteur suit ainsi une « curandera » mexicaine qui y séjourne, une sculptrice, un jeune indien vivant en ville, le tenancier d’un magasin de musique, un frère et une sœur originaires d’Irlande.

Comme souvent avec Charles De Lint, le roman parle de créatures anciennes, du musique,  mais également des liens qui se tissent entre les différents personnages. L’histoire de la ville de Newford évolue également de roman en roman, et de nouvelle en nouvelle. Pour moi c’est toujours un plaisir de lire De Lint, je ne désespère pas d’arriver, un jour, à lire l’ensemble des histoires se déroulant à Newford et que l’auteur en écrive enfin d’autres.

The Galaxy Game

Suite de The Best of All Possible WorldsThe Galaxy Game de Karen Lord se déroule quelques années après le premier tome, il est centré sur le neveu de « la héroïne » de l’histoire précédente.
Celui-ci possède un fort potentiel psy et il se trouve, au début du roman, dans une école spécialisé où il se sent mal à l’aise. Prenant la fuite de cet école, avec un camarade, il va changer de planète pour découvrir une culture où le poids des relations et le capital sociale est très important et mesuré. En même temps, il va se lier avec une faction qui cherche à retrouver un vieux mode de transport dans l’espace qui est peut-être lié à la destruction de Sadiri.
  
The Galaxy Game est un roman intéressant qui me laisse un sentiment mitigé. D’un côté il y a une intrigue intéressante et un effort important pour décrire des cultures riches et variées (un peu comme Leguin dans sa série de l’écoumène). Mais en même temps là ou Leguin arrive à distiller l’essentiel en des romans claires, Karen Lord propose quelque chose de peut-être trop riche ou pas assez claire, ce qui me laisse une impression de fouillis. Je serais néanmoins lecteur de la suite.

Royaume de vent et de colères

Premier roman, Royaume de vent et de colères est un petit bijou.
Situant son action à la fin du XVIe siècle dans une Marseille qui vit ses derniers instant comme royaume indépendant, victime des guerres de religion. Dans cette ville qui va bientôt subir les assauts de l’armée de Henry IV, le lecteur est invité à suivre les pas de quatre personnages dont les destins se croisent dans les dernières heures d’indépendance de la ville : Victoire la vielle cheffe de la guilde d’assassin, Axelle ancienne capitaine d’une compagnie de mercenaire devenue aubergiste, Armand un moine, homosexuelle, sorcier (la seule légère touche de fantasy) en fuite avec son amant, Gabriel un ancien protestant, convertit de force au catholicisme, chevalier vieillissant qui a fait pire et plus pour le compte de ses maîtres catholique, et Silas, l’assassin maure, lieutenant de Victoire et pion sacrifié à la mission de sa cheffe.
Les différents chapitres content la manière dont la vielle est tombée, mais présente également les moments clefs qui ont fait des protagonistes ce qu’ils sont aujourd’hui. Royaume de vent et de colères tisse ainsi une histoire dans l’Histoire à la fois belle et tragique.
Del Socorro écrit bien et présente un roman qui va à l’essentiel. Royaume de vent et de colères est aussi puissant qu’il est agréable à lire.

Le Sentiment du Fer

Cet excellent recueil de Jean-Phillippe Jaworski réuni cinq nouvelles se déroulant dans le Vieux Royaume. Ces nouvelles ont toutes déjà été publiée et se déroule durant la période de la guerre d’indépendance de Ciudalia et de la guerre civile dans le Royaume voisin qui suit cette indépendance.
Les nouvelles sont présentées dans l’ordre chronologique des histoires et donne une vision du déroulement de la guerre civile.
« Le Sentiment du Fer », présentée ici dans une version remaniée où l’argot a plus de place, se déroule à Ciudalia et suit les pas du maître-assassin Cuervo Moera qui doit dérober un ouvrage de poésie dans une demeure bien gardée. Le vol est surtout un test pour une mission dont l’enjeu n’est rien de moins que l’indépendance de la cité.
« L’elfe et les égorgeurs » est une nouvelle légère où un elfe voyageur fait une halte dans un château en ruine occupé par une bande de ruffians, l’arrière-garde d’une armée, qui espère lui fait un sort. Mais les elfes ne sont pas seulement de beau parleur, ils sont aussi fortement magique…
« Profanation » suit le procès d’un détrousseur de cadavre sur les champs de bataille. L’homme se défend avec une bonne gouaille face aux trois prêtres du Desséché qui le juge. Espérant sauver sa vie, il leurs raconte que les morts se relèvent sur les champs de bataille; une idée pas si bonne que cela lorsque l’on découvre qui est à l’origine de ce funeste sort….
« Désolation » est la version longue de la nouvelle publiée dans l’anthologie des Imaginales 2011 : une troupes de nains accompagnés de leurs esclaves gnomes tentent de ravitailler une cité naine assiégée en passant sous la montagne. Mais le chemin qui mène à la cité passe par une autre cité abandonnée car domaine d’un dragon. Sur une base très classique, Jaworski tisse surtout un récit de guerre, de perdants et de gagnants au twist final très bien trouvé.
Lors de ma première lecture, « La troisième hypostase » ne m’avait pas plus du tous. En la relisant, cette nouvelle imprégné d’occultes et de Mystères m’a plus d’avantage. Cela est sans doute du à une contextualisation plus forte grâce aux autres nouvelles du recueil et au fait que je savais à quoi m’attendre. Elle narre la manière dont une femme, aidée par un archimage elfe, a pu transcender sa condition de mortelle en devenant trois. Elle narre surtout son combat contre une créature mauvaise et comment un des derniers archimages du monde perd la vie. Je serais curieux de connaitre le destin du personnage principale de cette nouvelle.
Si le recueil Le Sentiment du Fer contient d’excellentes nouvelles, l’objet-livre en lui même est un vrai échec : une mise en page digne de Word, pas de sommaire, pas d’information sur la première parution de chaque nouvelle, et une date d’impression erronée de deux ans (2013 au lieu de 2015). Tous cela est bien dommage, les Moutons électriques ayant plutôt l’habitude de choyer l’objet autant que les textes…

Voyage of the Basilisk

Troisième tome de la série sur la vie de Lady Trent, célèbre naturaliste qui passa sa vie à étudier les dragons (dans un monde imaginaire mais qui fait furieusement penser au notre durant le XIXe siècle.
Voyage of the Basilisk narre, ainsi, à la première personne, le troisième voyage de recherche de Lady Trent. Il s’agit ici d’une aventure au connotation maritime puisque le Basilik est le nom du navire sur lequel la naturaliste embarque, avec, entre autre, son fils et sa nourrice,  pour un voyage du plusieurs années autours du monde.
Le lecteur découvrira ainsi une partie de « l’Amérique central », et son dragon à plume, de « l’Asie », une sorte de Chine-Japon, mais surtout « l’Océanie » où se déroule la seconde moitié du roman et où Lady Trent se retrouve, suite à une tempête, à passer plusieurs mois sur une île où elle jouera un rôle important dans la vie politique des natives, mais aussi de son pays d’origine. Le tout bien sur en étudiant les serpents de mer et en mettant à un jour un secret disparu de l’ancienne civilisation qui a laissé des traces dans le monde entier.
Toujours aussi plaisant à lire, j’ai trouvé ce troisième tome un ton en dessous des deux précédents. Cela est sans doute du à une intrigue scindée en deux parties : le voyage proprement dit, très éclaté géographiquement, et une intrigue plus politique et local (dans la seconde moitié du roman) qui est aussi plus intéressante.
J’attends néanmoins avec curiosité et plaisir le tome suivant.

The Affinities

Dernier roman de Robert Charles Wilson, The Affinities se déroule dans notre futur proche et couvre, en trois parties durant une quinzaine d’année, l’apparition et l’évolution d’un nouveau type de communautés : les Affinities.
L’essore de la teleodynamique, science qui vise à étudier la manière dont les individus coopèrent, et le développement d’algorithmes de test qui permettent de classer une partie des individus dans l’un des vingt-deux groupes (affinities) identifiés. Utilisé par une société qui possède les brevets des algorithmes, cela permet de créer des groupes de rencontres et d’entre-aide où les membres ont la garantit d’être compris et acceptés par les autres.
Adam Fisk est un étudiant en graphisme, originaire de New York et ayant une famille avec qui il entretient des relations compliquées, à Toronto qui décide de passer le test. Assigné à la communauté Tau (une des plus larges) il va rencontrer des gens avec qui il se sent bien et surtout compris. Durant les années qui suivent, il aura l’occasion de se trouver au bonne endroit pour voir comment ces communautés d’un nouveau genre vont évoluer.
Car en effet, les affinities vont assez rapidement rentrer en compétition : avec les gouvernements (dans le roman principalement le gouvernement américain car elle forme des communauté supranationale dont les membres ressentent un très fort sens d’appartenance et d’entraide, avec la société privée qui a les droits sur les algorithmes de testes afin de pouvoir gagner leurs indépendance, avec la part importante de la population qui n’a pas été testée ou/et qui ne peut pas être classée dans un des vingt-deux groupes.
L’expérience des affinities va ainsi évoluer de simples communautés proches de ce que l’ont peut trouvé aujourd’hui sur le Net, à groupes de pressions et de soutient, à une forme d’état dans l’étant. Cette évolution se fait de plus sous fond de tensions croissantes entre le Pakistan et l’Inde qui menace de faire sombre le monde dans le chaos.
Wilson propose une évolution intéressante des communautés virtuels dans un roman bien écrit et très agréable à lire. Il propose une point de vu centré sur l’évolution d’un personnage ce qui donne au roman une très forte dimension humaine qui occulte peut-être parfois un peu une vision plus globale de l’évolution des affinities. Si je peux avoir des réserves sur cet excellent roman, elles se situeraient sur son américano-centrisme, sur l’exploration en détail que d’une seule affinity et sur un sentiment que le roman aurait pu déboucher sur quelque chose de plus ambitieux (mais alors beaucoup plus long ce qui aurait sans doute fait perdre de la qualité à l’ensemble).