The Affinities

Dernier roman de Robert Charles Wilson, The Affinities se déroule dans notre futur proche et couvre, en trois parties durant une quinzaine d’année, l’apparition et l’évolution d’un nouveau type de communautés : les Affinities.
L’essore de la teleodynamique, science qui vise à étudier la manière dont les individus coopèrent, et le développement d’algorithmes de test qui permettent de classer une partie des individus dans l’un des vingt-deux groupes (affinities) identifiés. Utilisé par une société qui possède les brevets des algorithmes, cela permet de créer des groupes de rencontres et d’entre-aide où les membres ont la garantit d’être compris et acceptés par les autres.
Adam Fisk est un étudiant en graphisme, originaire de New York et ayant une famille avec qui il entretient des relations compliquées, à Toronto qui décide de passer le test. Assigné à la communauté Tau (une des plus larges) il va rencontrer des gens avec qui il se sent bien et surtout compris. Durant les années qui suivent, il aura l’occasion de se trouver au bonne endroit pour voir comment ces communautés d’un nouveau genre vont évoluer.
Car en effet, les affinities vont assez rapidement rentrer en compétition : avec les gouvernements (dans le roman principalement le gouvernement américain car elle forme des communauté supranationale dont les membres ressentent un très fort sens d’appartenance et d’entraide, avec la société privée qui a les droits sur les algorithmes de testes afin de pouvoir gagner leurs indépendance, avec la part importante de la population qui n’a pas été testée ou/et qui ne peut pas être classée dans un des vingt-deux groupes.
L’expérience des affinities va ainsi évoluer de simples communautés proches de ce que l’ont peut trouvé aujourd’hui sur le Net, à groupes de pressions et de soutient, à une forme d’état dans l’étant. Cette évolution se fait de plus sous fond de tensions croissantes entre le Pakistan et l’Inde qui menace de faire sombre le monde dans le chaos.
Wilson propose une évolution intéressante des communautés virtuels dans un roman bien écrit et très agréable à lire. Il propose une point de vu centré sur l’évolution d’un personnage ce qui donne au roman une très forte dimension humaine qui occulte peut-être parfois un peu une vision plus globale de l’évolution des affinities. Si je peux avoir des réserves sur cet excellent roman, elles se situeraient sur son américano-centrisme, sur l’exploration en détail que d’une seule affinity et sur un sentiment que le roman aurait pu déboucher sur quelque chose de plus ambitieux (mais alors beaucoup plus long ce qui aurait sans doute fait perdre de la qualité à l’ensemble).

2 réponses sur “The Affinities”

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