Retrofuturo

Retrofuturo una mirada a los años 70 est une anthologie espagnole, publiée fin 2016, proposant neuf nouvelles de la part de “quelques uns des meilleurs auteurs du genres” (espagnols bien sur) se déroulant dans les années septante ou basé sur un imaginaire issu de cette décennie.

Dans l’ensemble les nouvelles proposées sont intéressantes et bien écrites, mais je reste dubitatifs sur les liens de certaines nouvelles avec les années septante.

Dans celles qui m’ont laissé un peu sur ma faim l’on trouve :

“Trabante” de Marián Womack : une histoire d’amour et de jalousie dans une petite ville minière surveillée en permanence par une famille. Fondamentalement le texte n’est pas mauvais mais je ne suis pas rentré dedans.

“Haitzlurra” de Cristina Jurado Marcos : dans un pays basque coupé du reste du  monde par une ceinture de fumée toxique, des réfugiés viennent chercher refuge dans une région au système politique et sociale à mi chemin entre le communisme et le communautarisme. Une fois encore la nouvelle n’est pas mauvaise en soi, mais je suis resté également un peu sur le seuil de l’histoire.

“Son ilusiones” de Juan Manuel Santiago : une nouvelle utilisant les références musicales que je n’ai pas et qui m’a donné du fils à retourd.

Les autres qui m’ont plus d’avantage :

“Transición” de Jesús Cañada une nouvelle assez déstructurée sur un membre de gang blessé et la mort de Franco, surprenante dans le bon sens du terme.

“Los ojos” de Colectivo Juan de Madre raconte l’histoire du mouvement des humanos monocordes, une secte qui s’incruste dans le corps une pièce mécanique, construite dans les années septante, et qui produit une note. Une nouvelle weird de très bonne facture.

“Ego te absolvo” de Nieves Delgado est une excellente nouvelle qui voit l’arrivée d’une IA très performante dans les Églises. La nouvelle, centrée sur un prête espagnol qui voit d’un œil suspicieux l’arrivée de la machine est très intéressante.

“Noche de carne en Harlem” de Alejandro Álamo est la rencontre entre le cyberpunk, les histoires de police afro et Harlem des années septante : un mélange explosif.

“Hospital Clarence Halliday para juguetes enfermos” de Tamara Romero est une intéressante nouvelle se déroulant le jour du premier pas de l’homme sur la lune. Alors que les animaux de compagnies sont interdits, les fabricants de jouet propose des poupées en partie vivantes, l’une d’elle est malade et la mère de l’enfant à qui le jouet appartient l’amène dans une clinique spécialisée…

“Vacaciones” de Guillem López suit deux policiers politiques à Valence dans la traque d’un dangereux agitateurs; le twist, peu utilisé dans la nouvelle, c’est que Valence, en 1972, flotte à plusieurs centaine de mètre au dessus du sol : classique mais sympathique.

“Crónicas de la ciudad de Kwoloon” de Layla Martínez narre “l’invasion” de la cité de Kwoloon par l’armée chinoise du point de vu de l’un de ses habitants qui a une relation symbiotique avec la cité.

“La máquina de los deseos” de Sofia Rhei suit une écrivaine anglaise qui, en acceptant l’invitation d’un cercle de lecture, va se retrouver prise au piège d’un homme qui pense que son dernier roman parle de lui et de sa fille. Une nouvelle entre le fantastique et la science-fiction fort sympathique.

Au final Retrofuturo una mirada a los años 70 fut une lecture agréable même si le thème de l’anthologie ne me semble pas toujours bien utilisée.

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