Homo Disparitus

Étrange question que celle que se pose Alan Weisman : “que deviendrait la terre si l’humanité s’éteignait ?” Étrange question qui appelle de nombreuse réponse. Son essai, Homo Disparitus, examine ainsi le devenir des espèces animales et végétales, mais égallement le devenir de nos bâtiments, de nos centrales nucléaires, bref de nos infrastructure, mais aussi de nos oeuvres d’art, de notre musique, etc sont ainsi tours à tours examinés.

Et les réponses qui se dégagent font parfois un peu froid dans le dos : notre impacte sur notre environnement sera à la fois extrêmement durable (les plastiques et le nucléaire par exemple) et si éphémère (nos villes, nos “arts”).

Mais en même temps que Weisman explore le futur de la terre, il s’interroge égallement sur son passé, se basant en cela sur les théorie des chercheurs et sur les rares zones encore/redevenues sauvages de la planètes (ironiquement les no-mans land laissé par les guerres, frontière entre les deux Corées, résidus du rideau de fer, etc… , mais égallement les sites des grandes catastrophes, comme Tchernobyle). Et au final, il dresse avant tous un vibrant portrait de notre empreinte écologique sur notre environnement. Vraiment passionnant !

Inca 1 : Princesse du soleil

Amoureux des romans historiques à la “Christian Jack” bienvenue !

En effet le premier tome de la sèrie Inca (qui en compte 3) retrace la chute de l’Empire Inca. La trame historique correspond bien au souvenir que j’en ai. On suit ainsi deux personnages : Annamaya, l’indienne des basses terres aux yeux bleus qui capturée par les Incas devient la dépositaire du savoir de feu l’Inca, et Gabriel, batard espagnole qui rescapé des gèoles de l’Inquisition se joint à Pizzaro dans son entreprise de conquête du Pérou.
Princesse du soleil suit ainsi la guerre fratricide en Athualpa et Huacar pour le contrôle de l’Empire, puis l’arrivée des Espagnols et la capture de l’Inca Athualpa au main de ceux-ci. Le tout matiné d’une histoire d’amour qui semble impossible en devenir et d’une touche de fantastique qui semble bien suivre les sources historiques sur la période qui mentionnent de nombreux présages ayant précédé la fin de l’Empire des quatres directions : l’Empire Inca.
La lecture est mal fois fort agréable et l’histoire m’a bien accroché. Le tout maintenant va être de trouver le temps de lire la suite….

L’ombre du géant

Le dernier volet de la série de “l’ombre”, reprenant là ou la stratégie Ender avait laissé l’histoire, l’ombre du géant voit enfin Peter Wigin unifier l’ensemble de la terre afin de lui donner une aire de paix.

Bien que le livre soit plus plaisant à lire que les deux précédents, qui avaient un brin tendance à se répéter, je ne peux m’empêcher de me poser la question sur la philosophie sous-jacente de ce livre de fiction. En effet, elle présente un monde ou les USA et la Russie sont puissants mais passifs (enfin pour être franc les USA sont totalement passif et refermé sur eux-même, la Russie agit un tous petit peux) et où les dangers pour la stabilité du monde sont la Chine, l’Inde et surtout le grand califat, l’union de tous les pays de l’Islam. Ma question est de savoir si Orson Scott Card, l’auteur, propose cette vision car il adhère aux thèses dites de “choc des civilisations”, et ce même si au final ces nations évoluent vers la modernité, abandonnent leurs rêves de puissance et acceptent la proposition de paix mondiale de l’Hégémon. Ou si cette vision est basée sur une certaine analyse, à mon avis raisonnable, de la situation mondiale actuel : la Chine et l’Inde comme puissances émérgentes, et l’Islam comme facteur de déstabilisation, réel ou fantasmé, mondiale. Je dois bien dire que je n’arrive pas à trancher….

Néanmoins si l’ombre du géant n’est pas la meilleur livre des séries Ender et “Ombre”, il reste une fin tout honorable, dont certains plots non résolus pourrait laisser attendre une suite.