La Terre bleue de nos souvenirs

Premier tome d’une trilogie proposant une histoire de notre futur, La Terre bleue de nos souvenirs d’Alastair Reynolds est également une lecture “de rattrapage” pour le prix Planète SF dont je suis juré.
Se déroulant en 2160 sur une planète divisée entre l’Union de états terrestre et l’union des états aquatiques, où l’humanité s’est développée en direction du système solaire (la Lune, Mars et certaines de ses lunes, ainsi que des astéroïdes sont colonisés), où les innovations technologiques ont drastiquement allongé l’espérance de vie, développé l’accès direct à la réalité augmentée grâce à des implants et où la surveillance par une IA a fait quasiment disparaitre la criminalité et la violence,  le roman suit un frère et une sœur, membre de la famille Akinya, famille qui contrôle une puissante et riche corporation d’origine africaine.
Le roman débute alors que la matriarche de la famille, exilée depuis 60 ans dans une station orbitant autour de la Terre et ancienne aventurière de l’espace à l’origine de la puissance familiale, décède. Geoffrey Akinya, biologiste s’occupant d’éléphants et peu impliquer dans les affaires familiales, se voit chargé par ses cousins de se rendre sur la Lune afin de récupérer le contenu d’un coffre ayant appartenu à sa grand-mère. C’est l’occasion pour lui de s’assurer l’obtention de fonds pour ses recherches et de pouvoir voir sa sœur Sunday vivant sur le côté obscure de la Lune dans une zone anarchique et libertaire.
Le contenu, d’apparence anodin, du coffre lancera le frère et la sœur sur un jeu de piste qui vont les mener dans tous le système solaire et au cœur des tensions régnantes entre les différentes puissances du monde de 2160. Le tout afin de découvrir qu’elle est le dernier héritage laissé par leur grand-mère.
Le roman est donc un jeu de piste et de péripéties qui fait découvrir au lecteur à la fois la manière dont le monde de 2160 s’organise mais également les différentes philosophies et technologies qui le traversent.
La Terre bleue de nos souvenirs est un roman très agréable à lire qui propose une vision plutôt optimiste de notre avenir. Comme histoire du futur, ce premier tome est une vrai réussite. Les seuls bémols que j’émettrai concerne une histoire peut-être un peu alambiquée et prétexte au voyage pour un résultat final qui n’utilise que peu les découvertes effectuées.

3 réponses sur “La Terre bleue de nos souvenirs”

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