Janua Vera

Janua Vera est en fait le titre de la première nouvelle de ce recueil qui en compte sept. Toutes les nouvelles sont situées dans un univers médiéval-fantastique et sont centrées sur un personnage. Le recueil est vraiment excellant et bien écrit. Les nouvelles dépeignent un univers réaliste où la magie est puissante et peu présente. J’ai un peu de mal à mettre en mots les sentiments que me laissent se recueil, j’ai la sensation d’un univers riche et violent, d’une beauté née de la force des émotions suscitées par la richesse des mots et la force des histoires. Bref un excellent recueil qui voit l’Histoire se dessiner à travers les histoires des différents protagonistes des nouvelles.

Janua Vera conte les angoisses et la fin de l’homme qui se proclama Dieu et uni le monde sous son joug, il y a de cela fort longtemps.

Mauvaise donne s’attache au pas de Benvenuto Gesufal, assassin de son état, qui se retrouve pris dans les tourmentes de la politique de la cité état de Ciudadela (une Venise avec les institutions de la république romaine).

Le service des dames se rapproche de la chanson de gestes en narrant les aventures d’un chevalier particulièrement galant et qui ne peut refuser son assistance à une duchesse en détresse, la cause dut-elle être douteuse.

Une offrande très précieuse montre la dure vie d’un barbare qui, pour survivre à une sanglante embuscade, devra faire face à la Déesse et à son passé.

Conte de Suzelle, à mon avis la meilleur nouvelle du recueil, voit une jeune paysanne maladroite et rêveuse vivre la dure vie d’une paysanne (grandir, se marier, survivre aux guerres et aux disettes, etc.), tout en chérissant dans son coeur sa rencontre avec un elfe. Elfes qui montrent ici un visage à la fois cruelle et insouciant, visage comme seul peuvent l’avoir les êtres quasi immortels.

Jour de guigne suit, avec un ton comique, les mésaventures d’un lettré atteint d’un terrible syndrome magique alors qu’un assassin rode en ville.

Le confident conclue le recueil dans les ténèbres et la mort par la confession d’un prêtre du Décharné (le dieu des morts) ayant fait voeu d’obscurité.

J’ai découvert qu’une nouvelle inédite de Jaworski, se déroulant dans le même univers que celles de Janua Vera, était disponible au téléchargement gratuit sur la cour d’Obéron. Ni une ni deux je me suis donc rué dessus pour la lire entre deux révisions :

Un amour dévorant conte l’histoire du gyrovague Phasma, prête itinérant Décharné (le dieu des morts) qui cherche a apaisé le tourment de deux fantômes qui se courent après dans les bois au alentour du village de Noant-Le-Vieux. Pour ce faire il interrogera les différents villageois qui ont eu à faire à eux.

Comme les autres nouvelles de Janua Vera, un amour dévorant est très agréable à lire et bien écrite; personnellement j’en redemande.

Pour trouver la nouvelle : suivez le lien

Pour en savoir plus :
Une interview de l’auteur sur le site de ForgeSonges
Le site de l’éditeur : les moutons électriques

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