Binti

Binti, dernière novella écrite par Nnedi Okorafor, avait tous les atouts pour faire envie : une auteure de qualité, une couverture sympathique et un début (une jeune fille d’une tribu africaine embarque, sans que ses parents ne l’approuvent, sur un vaisseau afin de se rendre sur une planète où une université prestigieuse l’a acceptée) avenant.
 
En débutant ma lecture, je m’attendais a une novella parlant d’entrée dans l’âge adulte, d’acceptation de soi, de conciliation entre culture dominante et culture minoritaire (et mal perçue), des thèmes classiques mais qui ont toujours un grand potentiel. Et assez rapidement la novella se perd lorsque tous le vaisseau est assassiné lors d’une attaque extraterrestre afin de s’introduire dans l’université pour récupérer un artefact volé.
 
Tous les mauvais trop y passe alors : la jeune fille est, contre tout attente, la seul survivante, la glaise dont son éthnie s’enduit a des propriétés de soin presque magique sur les extraterrestres, elle a un objet trouvé sur Terre qui lui permet de communiquer avec eux… Elle met alors au point un plan pour survivre et servir d’ambassadeur au près des autorités de l’université, plan qui, contre tous attente, fonctionne… et lui permet même d’intégrer l’université pour une fin qui redevient un peu près intéressante.
 
La novella aurait elle été écrite par une jeune écrivaine ou à destination d’un publique ados, j’aurais sans doute été plus indulgent, mais en l’état cette novella, bien écrite est d’une naïveté décevante.

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