Hellboy 2

Second opus des aventures de Hellboy, le film de Guilermo del Torro se passe bien évidement après le première épisode. Il met au prise Hellboy et le BRPD face à un prince élfique qui souhaite ramener à la vie une armée mécanique invincible afin de faire la guerre à l’humanité.

Ne nous voilons pas la face, Hellboy est avant tous un film d’action, et est ma fois fort bien réussi dans ce domaine. Mais, le film n’est pas seulement un enchainement de scènes de combat et de poursuites; un scénario bien construit, bien que parfois un peu légér, et surtout une galerie de créatures superbes comme Del Torro en à le secret font de ce film une vrai réussite qui devrait plaire à tout amateur du genre.

Kim

Inde : fin du dix-neuvième siècle, époque du Raj britannique, Kim est un jeune orphelin de père irlandais et de mère indienne qui vit dans les rues de Lahore. Intelligent, malin et rompu à la survie, il fait la rencontre d’un moine tibétain à la recherche d’une rivière mystique. En décidant de l’accompagner, Kim se lance dans une aventure qui lui ferra visiter l’Inde entière. En effet, identifier comme enfant d’un occidentale mais également repérer par le chef des services secrets britanniques en Inde, il recevra une éducation occidentale et sera utiliser dans le même temps par les services secrets.

Histoire double, Kim nous fait suivre en effet l’adolescence de son héros éponyme mais également la quête d’illumination d’un vieux moine tibétain. Se faisant, le roman brosse un portrait de l’Inde et de ses différents habitants. Le travail de Kim pour les services secrets ajoute un verni de mystère et danger à l’histoire. De plus le romain aborde une question fondamentale de l’adolescence : « qui suis-je ? »; et ce au travers des interrogations Kim qui est à la fois un occidentale, mais également un indien, un bouddhiste, un hindouiste, un brahmane, un intouchable, etc. au grès des ses métamorphoses.

Si le romain est indéniablement de bonne facture, il ne m’a pas énormément plus. La faute sans doute à une histoire parfois un peu alambiqué et une écriture pas toujours abordable au première abord.

The Alchemist

The Alchemist est une pièce de théâtre jouée pour la première fois à Londres en 1606. Il s’agit d’une des premières pièces dont l’histoire se déroule à Londres, dans le quartier de Blackfriar pour être préci, à l’époque contemporaine (c-à-d 1606).

Une prostituée et deux rufians utilisent en son absence la maison du maitre de l’un d’eux afin d’escroquer plusieurs personnes. Ainsi l’un des compères se fait-il passer pour un alchimiste/devin/prêtre des fées pour convaincre une galerie de personnages crédules (un chevalier, un drapier, des anabaptistes, un marchand de tabac, etc.) de leur verser de fortes sommes d’argent en échange de prodiges divers.

La pièce est légère et prête de nombreuses fois à sourire. Ceci dit, il ne s’agit pas non plus d’un chef d’œuvre intemporel et, si sa lecture m’a été plaisante, je n’en garderais pas non plus un souvenir impérissable.

Bangkok Dangerous

Ce soir je suis allé voir le remake, par le même réalisateur, d’un film thaïlandais. C’était un peu du poker vu que l’acteur principal est Nicolas Cage et qu’en général les films dans lesquels il joue sont soit des petits bijoux, soit des daubes sans nom. Coup de chance : Bangkok Dangerous appartient à la première catégorie.

Un tueur en série froid et méticuleux part à Bangkok pour assurer quatre contrats avant de rempiler. Une fois sur place il se lie d’amitié avec son « commis » qui devient son apprenti et tombe amoureux d’une jeune Thaï muette. Ces deux évènements le font douté et la rédemption semble à sa portée….

Un film sombre à l’ambiance bien marquée et où les différents acteurs jouent juste. Un bon moment de cinéma avec une tensions palpable de bout en bout.

Vicky Cristina Barcelona

Bon j’ai décidé de parler aussi des films que je vais voir au ciné; donc comme il faut bien commencer avec quelque chose je vais critiquer le dernier film de Woody Allen : Vicky Cristina Barcelona.

Je dois tous d’abord avouer que c’est le premier film de ce réalisateur que je vois donc je ne peux pas faire de comparaison avec ses autres œuvres. L’histoire est relativement simple : deux jeunes américaines, amies de longue date, vont passer un été ensemble à Barcelone; là où l’une est une fille bien rangée sur le point de se marier, l’autre se cherche et est ouverte à l’inconnue. Peu de temps après leur arrivée à Barcelone, elles font la rencontre d’un artiste espagnol ayant une relation compliquée et orageuse avec son ex-femme. Cette rencontre va être le début d’une mise en question pour l’une et d’une histoire d’amour pour l’autre…

Le film est bien maitrisé et autant la plastique des acteurs/rices que les décors et la lumière baignent le film d’une tension sexuelle qui accentue la puissance de l’histoire. Mais le film pose également des interrogations sur les choix amoureux, sur le bonheur et l’amour au travers d’une parenthèse dont on ne sait pas vraiment si elle marquera ses acteurs. La narration donne de plus une petite touche littéraire fort agréable.

Bien que le film joue avec certains clichés (sur l’Europe, sur les Espagnols, sur les Américains), il est fort agréable à voir et offre une tranche de vie et des interrogations qui sont, je crois, à même de rentrer en résonance à un degrés ou un autre avec le vécu de chacun.

Les ailes du destin

Cinquième volume de la saga de fantasy japonaise Les douze Royaumes (après la mer des ombres, Le rivage du labyrinthe et la majesté des mers, le vent de l’infini) les ailes du destin reprennent le schéma classique de la fantasy, schéma d’ailleurs déjà utilisé dans plusieurs des volumes précédents, qui voit une jeune fille se lancé dans une quête difficile pour devenir la reine du royaume de Kyô.

Ici il s’agit de la jeune Shushô 12 ans qui révolté par l’apparente indiférence des adultes qui l’entoure face au sort du royaume de Kyô qui, privé de souverain depuis bientôt 27 ans, est au prois à l’anarchie, au chaos et aux attaques de yomas (des démons). Elle décide donc de quitter la sécurité de la riche demeur de ses parents pour tenter l’assention du mont Hô afin de se présenter à la Kirin est d’être peut-être choisie comme nouvelle souveraine.

Le schéma est classique et déjà utilisé sous d’autres variantes dans les tômes précédents…. Et pourtant, là où je craignais une lecture répétitive, le style et le monde créé par Fuyumi Ono m’enchante toujours autant; surtout que ce volume l’appronfondi encore d’avantage et est celui que j’ai préféré de la série. Alors certe : il s’agit bien d’un roman avant tous écrit pour des adolescents. Mais voila à moi il me plait et j’ai pris beaucoup de plaisir à sa lecture. Et au final n’est-ce pas ce que l’on demande la plupart du temps aux livres que nous lisons ?

Effondrement

Effondrement, sous-titré comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie, est un copieux (un peu moins de 600 pages) essai sur les causes de l’effondrement des sociétés anciennes (île de Pâque, Maya, Viking, etc.), une réflexion sur l’effondrement écologique et social de plusieurs sociétés contemporaine (l’île d’Hispaniola, le Rwanda, la Chine et l’Australie), ainsi qu’une réflexion sur ce que le passé peut apprendre à nos sociétés contemporaines confrontées à des risques écologiques (réchauffement climatique, érosion des sols, sécurités alimentaires, sur-exploitation des ressources, etc.).

L’essai est composé de chapitres théoriques et de portées générales, ainsi que de chapitres détaillant dans le menu des exemples, anciens dans la première partie de l’ouvrage et récents dans la seconde) illustrant le propos de Diamond.

Les exemples de sociétés qui se sont effondrées sont traités en profondeur. Et l’auteur mène une réelle réflexion sur les causes aussi bien environnementales que sociales, économiques et culturelles qui les ont menées à l’effondrement. La question centrale du « pourquoi » est d’ailleurs toujours présentes et traitée d’une manière approfondie en évitant les raccourcis par trop simplistes.

Diamond définit ainsi une grille d’analyse en cinq facteurs (dommages environnementaux, changement climatique, voisins hostiles, partenaires commerciaux amicaux et réponses apportées par une société à ses problèmes environnementaux) où les réponses des sociétés sont toujours un élément fondamental. Il lui aurait été facile de tomber dans le piège du déterminisme; ce n’est néanmoins pas le cas et il montre au contraire que rien n’est décidé à l’avance et que la où certaine société ont échoué d’autres ont réussis. De même que des exemples d’adaptations et de survies face à des problèmes environnementaux sont également proposés et discutés.

Au final, cet essai apporte avec rigueur et recherche des pistes de réflexion pour comprendre et analyser les défis de nos sociétés contemporaines. Une lecture exigeante mais extrêmement enrichissante.

Their eyes were watching god

Zora Neale Hurston est considérée par beaucoup comme une des pionnière de la littérature afro-américaine et son roman Their eyes were watching god comme l’un des jalons marquants de cette dernière.

L’histoire est celle de Janie Crawford, une mulâtre dans le sud des États-Unis du début du XXe siècle. Le roman narre sa vie depuis la fin de son adolescence jusqu’au début de sa vieillesse. Il raconte l’histoire de ses trois mariages, l’un qui la ferra femme, le second qui la rendra riche et le dernier qui la rendra heureuse dans une vie simple.

Le roman est de bonne qualité mais il ne me marquera guère plus que comme un pierre posée dans ma culture général de la littérature afro-américaine. L’utilisation d’une écriture de « type phonétique » pour les dialogues afin de rendre au mieux l’afro-américain a de plus nuit un peu à mon immersion dans le roman. Une lecture que je ne conseillerais qu’à ceux intéressé par l’histoire littéraire afro-américaine.

Ti Jean l’horizon

Ti Jean l’horizon narre la quête du petit fils du dernier « nègre » de Guadeloupe né en Afrique pour sauver le soleil qui a été dévoré par une bête mythique. Le roman suit donc la vi de Ti Jean depuis sa naissance à Fond-Zombi jusqu’à la fin de sa quête pour sauver le soleil.

Durant cette dernière, il se rendra en Afrique sur la terre de ses ancêtres et découvrira les anciennes traditions. L’histoire de Ti Jean fourmille d’improbables et d’impossibles qui ne font pas toujours sens entre eux. C’est d’une quête initiatique dont il s’agit ici; le message étant que le « négre » peut faire souche de l’autre côté de l’océan et que, d’une certaine manière, il l’a déjà fait.

Ti Jean l’horizon est un roman agréable à lire, mais qui traine parfois en longueur et dont les envolées myhtologiques ont de quoi déconcertés. Même si j’ai pris du plaisir à sa lecture, je n’y reviendrai certainement pas.

Jonathan Strange & Mr Norrell

Difficile de donné un aperçu complet de ce livre de plus de 1’000 pages. La trame, tous d’abord : l’Angleterre, début du XIXème siècle, alors que la magie a disparu depuis près de deux siècles et n’est plus que l’apanage de mages théoriciens un homme, Mr Norrell, apparait qui est capable de lancer des sorts. A Londres, il deviendra peu à peu le magicien du royaume au près duquel le gouvernement viendra chercher de l’aide contre Napoléon. Mais peu de temps après un autre homme, Jonathan Strange, prouve qu’il peut aussi faire de la magie et devient le pupille de Mr Norrel. Le livre suit les aventures de ces deux personnages au caractère disparat, l’un est grognon et avare de ses connaissances, l’autre est extravagant et ouvert sur le monde.

Mais d’autres personnages croisent leurs routes : un fay vindicatif et fantasque, une bourgeoise réssusitée par magie, un butler noir, des piques assiettes de tous genre, etc. Tous ces personnages forment une gallerie variée et vivante et permettent l’apparition de sous-trames naratives qui se lient pour donner du corps à ce volumineu roman.

Le style d’écriture est enfin ce qui donne tous son sel à Jonathan Strange & Mr Norrell. En effet, le roman est écris à la manière des romans du XIXème siècle (un critique comparait d’ailleur Clarke à Jane Austen écrivant de la fantasy). Le sytle bien que moderne mimique celui de l’époque, le détail est tel que de fausses notes de bas de page parsemes le roman pour faire « plus vraie ». La manière dont les intriguent progressent n’est pas à proprement parlé lente mais le rythme est aussi celui d’un roman du XIXème siècle. Les dialogues entre personages et la description de la société bourgeoise a une part importante dans l’histoire.

Mais Jonathan Strange & Mr Norrell est loin d’être enuyeux et mérite amplement les nombreux prix littéraires qu’il a gagné. C’est sans doute un des romans les plus interessant qu’il m’a été donné de lire cette année, et saus doute un des meilleurs dans le domaine de la fantasy de manière général.