Rosewater rédemption

Troisième, et dernier, tome de la trilogie Rosewater, The Rosewater redemption (publié il y a peu en français mais que j’ai audio-lu en anglais) débute alors que la cité de Rosewater est en difficulté.

Ayant pris son indépendance du Nigéria grâce au soutient de l’entité extra-terrestre qui « vit » en son centre, elle doit faire face à une invasion « interne », les extraterrestres occupent le corps des citoyens morts et une menace externe, le Nigéria qui refuse de laisser la ville lui échappé.

Débute alors un chassé-croisé pour à la fois sauvé notre planète d’une invasion lente mais qui semble inéluctable et la ville de Rosewater de plus en plus menacée.

La trilogie se conclut d’une manière très intéressante. Ce qui est rare dans les séries c’est que la qualité des romans s’améliorent de tome en tome, c’est clairement le cas avec Rosewater. Le récit et le monde créé prennent de l’ampleur et de la substance à chaque tome.

The Rosewater insurrection

Second tome, après Rosewater qui se tenait bien tous seul, The Rosewater insurrection se déroule peut de temps après le premier tome. Il invite le lecteur, au travers du points de vue de plusieurs personnage (Jack-Jack le maire de la ville, Aminat une agente du gouvernement, Kaaro le personnage principal du premier tome, Anthony l’avatar de l’extraterrestre terré sous la ville, une femme remplacé par un alien,…) a vivre un moment crucial pour la ville et pour le devenir de l’humanité.

Rosewater donc, une cité au Nigéria qui s’est construit autour d’un dome biologique qui abrite une entité venu d’une autre planète afin de préparer la colonisation douce de la Terre. L’aire saturé de micro-organismes extraterrestres ont modifié l’humanité : des sensitifs (exterminés dans le tome précédent) peuvent lire les esprits, des morts marchent dans les rues, des gens sont physiquement transformés, etc…. Et dans cette ville chaotique plusieurs changements majeures sont sur le point d’advenir.

Ces changements sont le moteur de l’histoire et le fait qu’il arrive au même moment ne va pas arranger la situation de la ville. Concrètement : un alien voit sa conscience téléporté dans une humaine, premier pas de la future invasion, mais celle-ci perd la mémoire, une plante se développe et attaque l’organisme extraterrestre qui vit sous la ville et le maire de la ville déclare l’indépendance de sa cité, déclenchant de fait une guerre civile avec le gouvernement nigérien.

The Rosewater insurrection est un roman foisonnant que j’ai pris plaisir à lire et dont j’attend le prochain tome avec curiosité. Néanmoins il est peut-être un peu trop foisonnant par moment ajoutant des éléments disparates dans un mélange qui, bien que fonctionnant ensemble, est peut-être par fois un peu « too much ».  Les circonvolutions de l’histoire, bien que plaisantes, accouchent également peut-être d’une souris.

Deux heures-lumières

J’ai lu, il y a peu, les dernières novellas publiées dans l’excellente collection « une heure lumière » du Belial.

Helstrid de de Christian Léourier se déroule dans un futur lointain; l’homme a établi des colonies sur d’autres planètes dont notamment Helstrid un monde froid, toxique et dangereux où une petite colonie minière est établie. Malgré les IA et les différents systèmes automatisés, des hommes et femmes occupent la colonie. C’est le cas de Vic qui a quitté la Terre pour échapper à une rupture amoureuse. Lors d’un voyage de routine où il supervise un convoie de ravitaillement composé de trois véhicules totalement automaties, la planète va lui réserver une, mauvaise, surprise. Une novella sur les relations hommes/machines bien écrite et prenante.

Les meurtres de Molly Southbourne de Tade Thompson se situe elle dans le registre de l’horreur/fantastique. Le lecteur est invité à suivre l’histoire de Molly Southbourne, de sa jeunesse recluse dans une ferme avec ses parents à sa vie de jeune femme débutante, en passant pas son adolescence rebelle. Mais c’est surtout que Molly a un secret et une malediction : son sang, une fois versé, produit des doubles d’elle même qui finissent toujours par essayer de la tuer. Une novella violente et dérangeante qui prend aux tripes.

Rosewater

Le futur proche, les Etats-Unis ont coupé les ponts avec le monde entier en s’isolant complétement, le reste du monde est assez proche du notre si ce n’est que des entités extraterrestres se sont posées sur Terre, sont mortes et on laissé des traces. Certaines sont encore là, c’est le cas au Nigeria, à Rosewater, cité construite autour d’un dome impénétrable qui s’ouvre une fois l’an provoquant  mutations et guérisons miracles….

Suite aux différentes visites, des individus ont développés des pouvoirs psychiques à divers degrés, c’est le cas de Kaaro qui travaille dans une banque comme sécurité psychique mais qui en réalité travaille pour une section parapsychique du gouvernement nigérien.

Alors que les psychiques semblent disparaître peu à peu saisi d’une maladie étrange, Kaaro se lance dans une enquête qui le fera déterrer des secrets de son passé et comprendre un peu se qui se passe à Rosewater.

J’ai du bataillé un peu pour entrer dans Rosewater, mais une fois entré dans l’histoire j’ai découvert un roman foisonnant proposant une anticipation interessante. Il s’gait du premier tome d’une série mais qui proposera, pour le tome suivant, un autre personne principal, développant ainsi plutôt son univers qu’une trame narrative d’un « héros », ce qui fait de Rosewater un roman complet en soi.