The Mystery of Grace

La lecture de The Mystery of Grace de Charles de Lint est pour moi une première dans le sens que je n’ai pas lu ce roman mais écouté. Je me suis en effet lancé pour une première expérience de livre audio. Expérience concluante et que je retenterai tant j’ai trouvé agréable de me faire lire une histoire lors de mes déplacements à vélo ou lors de jogging.

The Mystery of Grace se déroule, comme The painted boy, dans la ville de Santo Del Vado Viejo. Grace est une jeune mexicaine tatouée de la tête au pied qui travaille dans un garage. Elle vit une vie normale entre sa passion pour les voitures et ses amis lorsqu’elle tuée lors d’un casse. Mais au lieu de passer de l’autre côte, elle se retrouve, avec d’autres personnes mortes avant elle dans le même quartier, dans une version fantôme de ce dernier. Pouvant revenir deux fois par an dans le monde des vivants, Grace va trouver l’amour et lutter pour pouvoir continuer son chemin vers l’autre côté.

Bien que dans le genre qu’affection De Lint, The Mystery of Grace ne met pas en scène de puissants esprits tirés des spiritualités du monde, mais des gens de tous les jours confrontés aux mystères de la vie et de la mort. J’ai trouvé cela rafraichissant et très agréable à entendre. Les deux voix, une féminine et une masculine, racontant le récit sont plaisantes, un regret néanmoins : la voix féminine a un fort accent américain lorsqu’elle lit les quelques expressions et mots en espagnol alors que l’héroïne est d’origine mexicaine, ce n’est pas gênant mais un peu dommage.

The Painted Boy

Jay, un ado américain d’origine chinoise, quitte Chicago pour se rendre à Santo Del Vado Viejo en Arizona. Il quitte sa famille, et surtout son autoritaire grand-mère, en quette de lui même et du sens à donner à sa vie. En effet, depuis ses onze ans, Jay à un tatouage de dragon qui est apparue sur son dos. Son chemin le mènera dans la communauté latino de la ville et à s’opposer aux gangs qui la gangrènent. Mais Jay n’est pas un ado ordinaire, c’est un dragon. Cette puissante famille d’esprits veillent sur un lieu et ses habitants. Jay ferra donc l’apprentissage de la vie adulte et l’apprentissage du monde spirituel. Il croisera ainsi de nombreux esprits animaux vivant parmi les hommes avant de trouver sa place.

The Painted Boy reprend tout les éléments qui font des romans de De Lint une réussite : l’apprentissage, les esprits animaux, le mélange de différents mythes et légendes dans le melting pot américain, le monde des esprits, la musique comme force de vie, etc.. Dans ce sens, The Painted Boy est un bon roman agréable à lire et qui tourne bien. Maintenant, il m’a quand même un peu laissé sur ma faim. Ceci pour deux raisons : la première est qu’au final aucuns des éléments utilisés dans ce roman n’est foncièrement nouveau pour qui a déjà lu un peu De Lint. Deuxièmement, j’ai eu un peu l’impression de m’être tromper sur la marchandise. En effet, j’attendais un roman utilisant les particularités des traditions chinoises et asiatiques; je me suis en fait trouver à lire un roman où ses traditions tenaient la seconde place et où les traditions amérindiens et latinos tenaient, une fois de plus, le  haut du pavé. Ce n’est pas que ce n’est pas bien, c’est juste que ce n’est pas nouveau chez l’auteur.

Dingo

Dingo est le dernier ouvrage de Charles de Lint, auteur canadien et figure incontournable de la Urban Fantasy.

Ce, court (~200 pages), roman nous entraine dans une petite ville proche de la ville imaginaire de Newford. Miguel un jeune-homme de 17 ans y fait la rencontre de Lainey, une australienne de son âge dont il tombe immédiatement amoureux. Mais voilà, Lainey n’est pas une jeune fille ordinaire : elle et sa sœur jumelle sont des esprits animaux, capable d’être humaine et/où dingo. Pourchassée par leur père pour le compte d’un ancien esprit dingo très puissant enfermé dans un arbre. Miguel, Lainey, sa sœur et Jonny, le dur à cuire de l’école, devront déployé des talents d’ingéniosité et de courage afin de protéger les deux sœurs.

Résumé comme cela, Dingo fait penser à un roman pour adolescents/jeunes adultes; et ma fois il l’est. C’est un livre que j’aurais sans aucun doute adoré lire à ce moment là. Il est truffé de références discrètes qui parleront à ce public là (WOW par exemple). Néanmoins il peut également intéresser des adultes tant l’écriture de de Lint est agréable et ses talents de conteur éprouvés. Bien que parfois un peu simpliste (de peur de choquer le public cible ?), Dingo est un livre que j’ai pris plaisir à lire et que je conseil à toute amateur d’Urban Fantasy qu’un tout petit peu de « mièvrerie » adolescente ne fait pas peur.