The moons of Barsk

Se déroulant dans le même univers, et avec les mêmes personnages, que Barsk: The Elephants’ Graveyard, The moons of Barsk débute plusieurs années après le premier tome et propose une histoire qui n’est liée au premier tome que par le lieux et les protagonistes principaux.

N’ayant plus besoins de présenter son univers (une confédération spatiale composée des animaux améliorés par les hommes, qui eux ont disparu, une histoire centré sur la planète de Barsk où résident l’intégralité de la “race” des éléphants, et où certains individus ont des capacités pré-cognitives, et/ou peuvent appeler à eux des particules qui constitue l’essence d’un individu, pouvant ainsi, par exemple, parler aux morts), Shoen livre un roman à l’intrigue plus interessante et plus fouillée que le premier tome; à mon goût du moins.

Le lecteur retrouve Jorl, sénateur et puissant “speaker of the death” et Pizlo “l’aberration” devenu ado. Ils vont découvrir, par hasard, une conspiration, le Codex, dont l’objectif est la protection de l’ensemble de la race éléphant et qui travaille depuis des siècles au développement de technologies innovantes. Si les intérêts de Jorl et du Codex semblent alignés, la tradition de méfiance de l’organisation et les vues très libérales de Jorl vont provoquer une confrontation tendue.

Shoen fait grandir son univers en le complexifiant proposant un roman abouti qui m’a beaucoup plus. Vu la fin de celui-ci une suite semble inévitable.

Prix: EUR 10,96

Barsk

Barsk: The Elephants’ Graveyard est un roman de science-fiction/space-opera se déroulant dans un futur lointain. Une alliance de système formé par différentes espèces d’animaux intelligents contrôle une portion importante de l’espace, les seules espèces intelligentes d’ailleurs. Parmi les membres de l’alliance les animaux à fourrures sont majoritaires et déprécient clairement les animaux qui en sont dépourvu. C’est le cas des Fants, lointains descendants des éléphants terrestres, qui habitent sur une planète composés d’un archipel d’îles et dont le statut lui permet de rester à l’écart de l’Alliance.
 
C’est sur Barsk qu’est produit le Koph, une drogue qui permet aux parleurs de contacter la mémoire des morts et de converser avec eux. C’est d’ailleurs une Fant qui à la première mis découvert et codifié cela, elle était également doué de précognition et a laissé plusieurs prophétie dont une qui mentionne “le Silence” et un danger pour Barsk et les Fants.
 
Près de 800 ans après sa prophétie, des Fants qui se rendent sur l’île cimetière afin de mourir sont enlevé par une opération secrète de l’Alliance qui veut en apprendre d’avantage sur le Koph et sa fabrication. L’historien et Parleur Jorl, seul Fant ayant brièvement servis dans la Patrouille qui parcours l’espace pour l’Alliance, réalise que quelque chose d’anormal se passe. Alors qu’il prend la mer pour tenter de comprendre il se retrouvera au cœur d’une conspiration menaçant Barsk et organisée par un sénateur de l’Alliance. Personnage central pour la résolution du danger, Jorl est aussi le jouet d’un plan vieux de près de 800 ans et qui se met finalement en place.
 
Barsk: The Elephants’ Graveyard me fait penser à une version technologique et avec moins de réflexion des Fables de l’Humpur de Bordage. Si Gromovar a trouvé le roman “d’une mollesse stupéfiante” et ennuyeux, je ne serais pas aussi dur que lui. Barsk est un roman divertissant et sans grande prétention. Le lecteur friant d’une littérature de genre qui propose une réflexion de fond ferrait ainsi mieux de passer son chemin; celui qui cherche un space-opréa qui prend son temps et propose une histoire divertissante pourrait par contre y trouver son compte.