Lum’en


Ensemble de nouvelles se déroulant sur l’inhospitalière planète Garance (elle possède une végétation luxuriante et une faune importante, et même une espèce intelligente, bien que les humains ne l’admettent pas, mais elle ne permet pas une agriculture adaptée au besoin humain), Lum’En décrit la colonisation de la planète (pour la récolte de minerai qui s’accumule dans les arbres de la planète), son apogée et son déclin.

 
Les différentes nouvelles forment ainsi une fresque douce-amère de la vie sur Garance dans le temps, entrecoupé de court chapitre sur l’IA près-humaine enterrée dans la planète et qui tente désespérément, et sans grands succès, du rentrer en communication avec l’humanité.
 
Les différentes nouvelles sont très plaisantes à lire et forme une fresque de grande qualité. L’existence de Lum’En, l’IA présente sur la planète, est presque de trop vu l’utilisation qu’en fait Genefort, mais elle permet une conclusion fort sympathique.
 
Lum’En est un excellent recueil dont j’ai grandement apprécié la lecture.

Omale

Omale est une gigantesque sphère de Dyson créée par une race inconnue pour des raisons inconnues où ont été « capturé » trois races intelligentes, dont des humains, qui ont peu à peu oublié leurs origines « extra-omaliennes ».
L’intégrale en deux volumes publiées par les éditions Lune d’Encre contient, dans le premier volume, les deux premiers romans écrits du cycle : Omale et les Conquérants d’Omale.
J’ai lu le premier roman, Omale donc, et, malgré une écriture agréable et des descriptions bien faites, il m’a laissé un peu sur ma faim.
L’histoire narre comment cinq personnages qui ne se connaissent pas, appartenant aux trois races qui peuplent Omale, effectuent un long voyage afin de rencontrer un mystérieux commanditaire qui leur a laissé/fait parvenir un fragment d’œuf et un billet de dirigeable. Chaque personnage a son histoire, qui sera dévoilée au fil des pages, et une raison bien à lui d’effectuer le voyage.
Si l’histoire en elle même est plaisante, avec de nombreux rebondissements, il y a beaucoup de « coups de chance » et de coups de pouce du destin dans l’avancée de l’intrigue (elle même inutilement compliquée). La résolution est également beaucoup trop vite expédiée et laisse le lecteur sans un épilogue qui donne le sentiment que le roman n’est pas achevé.
Un demi-échec pour ma part donc, je ne semble pas le lecteur qu’il faut pour ce cycle.

Mémoria

Se déroulant dans le futur, alors que l’humanité a essaimé dans les étoiles grâce à de mystérieuses portes (les portes de Vangk) connectant de manière instantanée des milliers de systèmes solaire, Mémoria narre la fin de carrière d’un assassin au service des multimondiales.
Il n’a pas de nom, grâce à un artefact Vangk il peut changer de corps, il a plus de mille ans et il est un des meilleurs. Le roman de Laurent Genefort est divisé en trois parties : une première narre un assassinat « de routine » qui montre un tueur efficace, aux souvenirs parcellaires (notamment ses origines) et que des réminiscences mémorielles terrassent de plus en plus souvent pendant quelques heures. La seconde partie le voit se diriger vers une planète ayant un système de caste très poussé afin d’y commettre un autre assassinat. C’est un moment de questionnement pour le tueur qui sent la fin de sa vie proche. La troisième partie est une forme de rédemption; se sachant proche de la fin, le tueur décide de mettre fin au règne d’un tyran rappelant fortement Hitler. Il espère ainsi trouver une forme de rédemption avant d’affronter sa terreur la plus grande.
Une nouvelle racontant un assassinat ainsi qu’un lexique sont proposés « en bonus » dans l’édition Folio SF. La nouvelle est très sympa et agréable à lire.
J’ai lu Mémoria dans le cadre d’une lecture commune du forum Casus No, bien m’en a pris c’est un roman agréable qui se lit bien. L’univers proposé par Genefort est intriguant et je pense que j’y reviendrai sans doute dans quelque temps. Mon seul bémol concerne les origines du personnage principal que j’ai deviné dès le premier quart du roman…