The winter of the witch

Dernier tome d’une trilogie slave bien écrite et interessante (et dont le premier tome vient de sortir en français chez Lune d’encre) The winter of the witch commence peut de temps après la fin du second tome.

La cité de Moscou vient d’échapper à un traquenard des Mongols et d’un incendie (et également de la menace d’un sorcier immortel). La population est agitée et cherche un responsable, Vasya est la responsable toute trouvée : une sorcière. Devant fuir la ville, elle se réfugie dans le royaume de Minuit à la recherche de Morosko, le roi de de l’hiver qui, affaiblit, a été piégé par son jumeau, l’Ours, à nouveau libre.

Dans sa quête Vasya va découvrir son passé et prendre part à un conflit entre créatures surnaturelles et humanité, et entre Tartare et Russe.

The winter of the witch conclut en beauté une trilogie slave qui se situe à l’intersection entre histoire et folklore.

The girl in the tower

Second roman d’une trilogie (après The Bear and the Nightingale), The girl in the tower débute peu de temps après la fin du premier tome. Continuant l’histoire de Vasilisa, il étend également son horizon, et celui des lecteurs, en explorant la cité de Moscou en ci milieux de XIVe siècle fantastique….
Vasilisa, après les événements du premier tome, doit quitter le village où elle a grandit. Elle part bien décider, avec son cheval, à parcourir et découvrir le vaste monde. Mais dans les campagnes russes une bande de brigand sème morts et destructions. Lorsque son chemin croise la route des brigands une fuite dans la forêt et un ensemble de quiproquos l’a fait retrouvé son frère et être prise pour un garçon par le seigneur de Moscou.
Débute alors pour Vasilisa la découverte d’une grande cité, de la liberté d’être un homme par rapport à l’enferment d’être une femme, et un jeu dangereux qui la menace non seulement elle mais aussi son frère et sa sœur. Le tout alors qu’un ennemi sournois et puissant menace Moscou…
The girl in the tower est de la même qualité que  The Bear and the Nightingale : un roman bien écrit, avec une dose de Fantasy, situé alors que le monde chrétien menace l’existence de l’ancien monde fait d’esprits du logis, de puissantes divinités et de sorciers, de l’aventure et une réflexion sur la place des hommes et des femmes dans une société fortement patriarcale. Bref je veux maintenant la suite et fin de l’histoire de Vasilisa….

The Bear and the Nightingale

Premier tome d’une trilogie, bien que la fin ne le laisse pas forcément présagé, The Bear and the Nightingale de Katherine Arden est une fantasy basée sur les mythes slaves et se déroulant dans la Russie médiéval.
Vasilisa est la fille d’un seigneur du Nord, sa mère, morte en couche, était en partie du monde des créatures des bois et des contes. Dans un monde où le Christianisme remplace peu à peu les vielles croyances, Vasilisa a le don de double vue, elle perçoit les créatures de l’ancienne religion. Elle n’est pas la seul, sa belle-mère le peut aussi, mais là où cette dernière croit voir le Malin, Vasilisa sait qu’il ne s’agit que de créatures vivants en bonne harmonie avec l’homme.
Réveillant l’intérêt du démon/prince de l’hiver, Vasilisa passe une enfance heureuse et une adolescence marquée par les avertissements sur un mal qui s’éveille et la méfiance du prêtre, de sa belle-mère et, peu à peu, des habitants du village où elle vit.
Le lecteur est invité à suivre l’enfance et l’adolescence de Vasilisa dans un roman bien écrit et intéressant. L’utilisation de la mythologie slave donne une touche d’originalité (du moins du point de vu du lecteur occidental que je suis) bien venu. Le seul reproche que je trouverai au roman c’est un certain déséquilibre entre la montée de la menace et l’arrivée de celle-ci. En sachant maintenant que c’est le premier tome d’une trilogie (je le répète ce n’est pas du tous apparent arrivé à la fin de la lecture) cela s’explique sans doute par le fait que ce premier tome est le début du “voyage” de l’héroine.
En bref une très bonne lecture.