Theory of Bastards

Theory of bastards est un roman se passant quelques temps dans notre futur. Le monde a peu changé, un peu plus de problème lié aux changements climatiques et écologiques, un peu plus de technologie (l’assistance informatique est partout, même implanté sur l’être humain au lieu d’être dans nos téléphones portables), mais globalement le monde reste le même.

Le lecteur est invité à suivre Francine, une scientifique qui travaille sur la manière dont l’évolution façonne nos comportements. Auréolée d’un prix prestigieux elle rejoint  une Fondation étudiant les grands singes afin de pouvoir étudier la manière dont les bonobos se reproduisent (et notamment dont les femelles choisissent le père biologique de leurs enfants).

Le roman oscille alors entre les recherches de Francine (et ses premiers pas à la Fondation où elle est “guidée” par un collègue ancien militaire), ses premiers contacts avec les bonobos et des flashbacks sur son histoire marquée par une endométriose handicapante.

Les nombreuses théories et expériences scientifiques sont bien amenées et une courte et lisible bibliographie commentée à la fin du roman montre d’où l’autrice les a reprises.

A la moitié du roman (attention spoilers) le ton du roman change lorsqu’une tempête de sable (de plus en plus fréquente) force à l’évacuation de la région. Francine et son collègue reste pour s’occuper des bonobos. Mais lorsque tous les systèmes informatiques craches simultanément, le roman devient une course contre la montre pour survivre et attendre les secours. Secours qui ne viendront pas alors que le roman bascule lentement vers une histoire de survie post-apocalyptique (apocalypse “douce”) avec une fin douce-amère qui laisse ouvert les possibles.

Le roman est bien écrit et si lit très agréablement. Certain lui reprocheront peut-être une intrigue mince, un changement d’atmosphère important à la seconde moité et une fin un peu abrupte, mais c’est parce que le roman est avant tous l’histoire de l’évolution de Francine et de sa maladie : il débute avec la convalescence de l’opération qui l’a guérit et se termine lorsqu’elle redécouvre son humanité en partie perdue à cause de la douleurs.