Zoo City

Récemment primé de l’Arthur C. Clarke Award 2011, Zoo City est le second roman d’une auteure, Lauren Beukes, sud-africaine. Se déroulant de nos jours à Johannesburg, Zoo City propose un univers à mi-chemin entre de l’Urban Fantasy et du Cyberpunk. Le premier car s’il s’agit de notre monde, une différence notable prend place : les personnes ayant commise un meurtre (accidentel ou non) ont un animal qui apparait et s’attache à eux. Outre de montrer ainsi à la face de tous le crime qu’ils ont commis, les Zoo développent également un pouvoir magique. Cyberpunk, car l’ambiance du roman est très noir dans un monde ou l’espoir de rédemption est bien maigre.

Zinzi December, une ancienne journaliste, est affublée d’un paresseux pour avoir tuer son frère. Après avoir fait son temps en prison, elle vit à Zoo City (le quartier « mal famé/pauvre » de Johannesburg) où elle vivote en recherchant des objets perdus (son don lui permet de les retrouver) et en écrivant des spams de pishing pour un parrain de la pègre à qui elle doit de l’argent. A court d’argent, elle doit accepter une enquête pour retrouver une jeune star de la musique disparue. Son enquête la mènera à se frotter à fort partie et à découvrir des secrets bien sombres.

Ce roman à l’ambiance noir est très sympathique. Le mélange entre un univers violent et pauvre avec une pointe de magie prend bien; tout comme le contexte peut habituel (l’Afrique du Sud) pour un lecteur européen comme moi aussi. J’ai par contre eu parfois le sentiment d’une intrigue un peu embrouillée et d’un manque de transition en douceur dans la lecture. Ceci étant dit, Zoo City reste un excellent roman qui a bien mérité son prix.

Avant le déluge

Il y a quelques mois, je terminais ma chronique de Rue Farfadet sur le souhait de pouvoir lire prochainement une suite. Je n’imaginais pas alors que le second tome des aventures du détective Sylvo Sylvain, Avant le déluge, sortirait si rapidement. Aussitôt vu, aussitôt lu, ce second opus plonge le détective, et son adjoint pixie, dans une enquête aux conséquences plus lourdes encore que dans Rue Farfadet.

Se déroulant quelques temps après (et je pense que la lecture du premier tome devrait être fortement conseillé pour bien prendre plaisir à la lecture du second), Avant le déluge débute alors que la situation de Sylvo Sylvain s’est bien améliorée. A la tête de sa propre agence de détective, il vit mieux et son spleen du à l’exil a bien diminué.

C’est donc un peu résigné, qu’il débute une enquête sur la disparition de l’ambitieux journaliste Jacques Londres. Mais rapidement, l’enquête tourne au complot d’état. Et c’est en courant derrière le célèbre voleur Alfred Lutin, que Sylvain se retrouve à découvrir, couches après couches, les secrets de la puissante Académie de magie. Le roman se termine d’ailleurs d’une façon apocalyptique, pour Panam et pour Sylvain.

Un second tome de très bonne facture qui a le bon goût de faire évoluer d’avantage l’univers mis en place. Il me semble de plus que les références détournées à la culture populaire sont bien plus présente dans ce tome que dans le précédent. Vivement la suite.

Ceux qui rêvent

Suite de Ceux qui sauront, Ceux qui rêvent débute une année après la fin du précédent. Toujours situé de nos jours dans un monde où la Révolution française a été un échec, ce roman mène Jean et Clara, maintenant installé ensemble et donnant des cours clandestins, vers les royaumes du Nouveau-Monde.

En effet, Clara est enlevée et Jean doit se rendre en Nouvelle-France afin d’empêcher son mariage forcé avec un riche industriel. Pour ce faire, il devra traverser l’Atlantique dans un paquebot, rentrer illégalement des les royaumes anglophones du Nouveau-Monde, traversé ces derniers et se rendre en Nouvelle-France. Et de là, qui sait, tenter de rejoindre le royaume libre d’Arcanecout.

Parallèlement aux péripéties vécues par Jean et Clara, le roman s’attache aussi aux pas d’Élan Gris, un jeune Lakota, qui quitte sa réserve sur les pas d’une vision pour rejoindre également l’Arcanecout. Guidé par son esprit totem, il devra lui aussi faire face à une population hostile pour atteindre son rêve.

Dans la veine du premier roman, mais avec une fin un peu plus optimiste (quoique…), Ceux qui rêvent prolonge ce dernier de bien belle manière en permettant l’exploration d’une Amérique uchronique monarchiste. Un roman donc fort agréable où seul l’utilisation d’une pointe de surnaturelle gâche un peu le « réalisme » de l’uchronie.

The Alchemist & The Executioness

The Alchemist & The Executioness sont deux courts romans (novellas dirait-on en anglais) de Fantasy se déroulant dans le même univers écrit par Paolo Bagigalupi, pour le premier, et Tobias S. Buckell pour le second. Écrit à la première personne, ils ont étés, si je me fie aux dates de sorties, probablement écrits pour être lu (la version audio est sortie six mois avant la version papier).
Le monde de Fantasy proposé est assez classique, le seul twist est que l’utilisation de magie provoque l’apparition de ronces envahissantes, quasiment impossibles à détruire et qui ont submergé de nombreuses terres et cités. Par voie de conséquence, l’utilisation de la magie est interdite et punie de mort. Mais cela n’empêche pas de nombreuses personnes de continuer à utiliser de petits sortilèges provoquant l’extension des ronces.
The Alchemist, de Paolo Bagigalupi, présente la vie d’un alchimiste désargenté qui utilise son énergie pour trouver un moyen non-magique de détruire les ronces. Vivant avec la dernière servante qui lui reste et sa fille, dont la maladie l’oblige a utiliser illégalement un peu de magie pour la maintenir en vie, il trouve une solution. Une fois cette solution présenté au maire de la ville, il se retrouve en prison et obligé d’utiliser son invention pour assouvir les désirs de puissance du maire.
Le texte est bien écrit et narré par une voix lasse qui est parfaitement dans le ton du personnage. The Alchemist est un roman fort agréable sur l’espoir, l’amour et l’avidité des puissants.
The Executioness, de Tobias S. Buckel, débute dans la même ville que The Alchemist, et suit l’histoire d’une jeune bouchère qui, pour soulager son père malade, doit porter l’habit du bourreau qui exécute les citoyens coupables d’utiliser la magie. Lors de sa première exécution, la ville est attaquée par des pillards qui capturent les jeunes enfants. La bourreau va alors se lancer sur les routes afin de les sauver. Tour à tour garde dans une caravane marchande et générale d’une armée « rebelle »; elle va entrer dans la légende et découvrir que les pillards n’agissent pas sans motivations ni raisons.
Roman également agréable, The Executioness a un titre qui prête à confusion. En effet, je m’attendais à un texte qui présentait la situation de la ville du point de vue du bourreau chargé des sentences envers les pratiquants de la magie. Je me retrouve avec un roman qui narre les aventures d’une jeune femme singulière dont « bourreau » n’est au final que le nom de guerre. Cela n’enlève rien à la qualité du roman, j’ai juste l’impression d’avoir « lu » un texte différent de celui auquel je m’attendais.

Kraken

Kraken, le dernier roman de China Miéville m’était tombé des mains lors de ma première tentative de lecture. Curieux quand même de pouvoir connaitre la suite et fin de l’histoire, je me le suis procuré en version audio pour le terminer.

Le pitch de base était prometteur : le calamar géant naturalisé du British Museum disparait sans laisser de trace. Un des curateurs du musée qui a naturalisé l’animal est propulsé bien malgré lui dans le monde magique et étrange de la Londres occulte. La lecture est plus laborieuse : le roman est écrit, comment souvent avec Miéville, dans une langue soutenue et le nombre abondant de protagoniste et de groupe donne parfois un peu le tournis.

Il n’en reste pas moins que Kraken est un excellent roman pour celui qui persévère; définitivement pas le meilleur de l’auteur, mais un excellent roman quand même. L’intrigue, qui se transforme rapidement en un enquête pour retrouver le calamar géant et éviter un apocalypse de feu que voient tout les voyants de la ville, mène le lecteur à la découverte de multiples cultes cachés dans Londres. L’enquête est compliqué par la guerre des gangs que se mènent deux parrains de la pègre (dont l’un est réputé mort et l’autre une tête tatouée dans le dos d’une victime innocente), par l’intérêt que porte certaines puissances élémentaires à l’enquête, par une grève des familiers magiques et par le retour du croquemitaine londonien que sont les personnages de Goth and Sobby.

Si l’intrigue foisonnante semble partir dans tous les sens, elle fini par faire sens avec l’avancée du roman. Miéville réussit à nouveau le tour de force de rendre l’improbable et le bizarre probable et quasiment normal. Le lecteur du roman a de plus une voix profonde et grave fort agréable à l’écoute. Un roman exigeant, complexe et un léger cran en dessous des autres romans de Miéville que j’ai pu lire, qui démontre néanmoins une grande maitrise de la part d’un grand auteur.

Faut-il manger les animaux

Ayant lu plusieurs bonnes critiques sur cet essaie de l’écrivain américain Jonathan Safran Foer, je me le suis procurer en bibliothèque et ai entamé ma lecture me préparant au choc qui me ferait renoncer à la viande.

L’auteur a lui même fait cette démarche lorsque, à la naissance de son premier enfant, il s’est lancé dans une recherche de trois ans pour comprendre comment la viande était produite. L’ouvrage, et sa « conversion » au végétarianisme sont les deux résultats tangibles de sa recherche. Il montre donc, avec un sens de l’écriture très agréable à lire, comment l’élevage industrielle et l’abattage industrielle à produit des animaux malades traités de manière brutal et peu « humaine ». Il discute aussi la manière dont nous construisons des histoires autours de ce que nous mangeons et comment nous effectuons nos choix alimentaires. Il présente également les impacts écologiques de notre consommation de viande.

La lecture de l’ouvrage est, comme je l’ai dis, agréable et ses différentes réflexions portées avec acuités et ouverture d’esprit. J’ai, personnellement, particulièrement apprécié la partie sur la manière dont nous construisons une histoire autours de notre alimentation. Ceci étant dit, je n’ai fondamentalement rien appris de nouveaux en lisant ce livre. Je reste donc, pour le moment encore, omnivore….

Plus spécifiquement, je regrette que l’ouvrage soit centré sur les USA. Je me pose la question, sans obtenir de réponse, si l’agriculture européenne, même avec tous les travers de l’industrie, n’a pas, dans l’ensemble, un meilleur bilan que l’Américaine. Et puis, plus fondamentalement, j’ai un peu l’impression qu’il est impossible de manger de manière « correct ».

En effet, il faudrait ne plus manger de viande, manger des légumes de saisons, mais surtout bio car les produits utilisés pour produire les autres sont nocifs. Ah oui, aussi, de proximité pour éviter le transport, et de production éthique, etc. Au final, chacun doit choisir ses combats; je suis sensibilisé aux problèmes liés à l’alimentation, je suis près à faire des efforts, mais je reste persuadé que rien ne pourra se faire sans une réforme massive du système.

Makers

Makers est l’avant dernier roman de Cory Doctorow; comme j’avais beaucoup apprécié Little Brother, je me le suis procuré en version audio et l’ai écouté ces dernières semaines.

Point positif, la lectrice de la version audio est très agréable à écouter et donne vie au roman. Celui-ci narre la vie de deux informaticiens-ingénieurs de génie qui débute par développer des machines à partir de déchets, avant de poser les base d’une nouvelle économie et, une fois l’échec de cette dernière, de développer des parcs d’attraction (rides) en open source et prendre de front l’attaque légal du géant Disney. Une journaliste-blogueuse et deux dirigeants d’entreprise sont également de « l’aventure ».

L’histoire de Makers est un peu fade et je pense que si je ne l’avais pas écouter j’aurais sans doute reposer le roman avant sa conclusion. Ceci étant dit, l’intérêt du roman réside d’avantage dans la vison du future proche qu’il propose : évolutions technologiques (imprimantes 3D, informatique, robots, lutte médicale contre l’obésité), sociales (nouveaux groupes), économiques (open source, mashup, …). A ce niveau là, Doctorow propose une vision intéressante du future et des luttes qui pourraient émergés entre tenant d’une nouvelle économie ouverte sur le monde et les tenants de l’ancienne (l’actuel) doctrine.

Même si l’exercice futurologique est intéressant, Makers manque, à mon goût d’un peu de souffle.

L’avis de Gromovar.

Daytripper

Je parle assez peu ici des comics, BD et autres aventures en cases. Il y a eu Watchmen et, de manière indirect, Fables; j’en lis pas mal pourtant mais souvent j’estime que cela ne vaut pas une note sur mon blog.

Daytripper est différent pourtant. Il s’agit, tout d’abord, d’une histoire terminée maintenant réunie en un volume; ensuite c’est une histoire écrite en anglais par deux Brésiliens et se déroulant au Brésil. Daytripper c’est l’histoire de Brás de Oliva Domigos, fils d’un écrivain à succès, auteur en devenir et, pour gagner sa croute, rédacteur d’élégies pour un journal local. Sa vie est sommes toute commune et banale et pourrait être la vie de tout à chaqun.


La poésie de Daytripper réside dans le dessin et dans la réflexion sur la vie, la mort et l’écriture qu’elle propose. En effet, à la fin de chaque chapitre (chaque numéro devrais-je dire), Brás meurt et une élégie pour lui est proposée. Sauf que chaque mort est un possible et au numéro suivant sa vie se poursuit (il y a parfois des épisodes dans le passé) comme si la mort du numéro précédant n’avait pas eu lieu. Se tisse ainsi une vie complète, avec ses différents points de ruptures possibles et, lors du dernier numéro, une mise en abime de l’histoire assez impressionnante.

Je suis venu aux comics par les supers héros et je découvre de plus en plus que le vraies perles sont à chercher à côté de ces derniers.

Narcisse enchaîné / Péchés céruléens

Respectivement le dixième, Narcisse enchaîné, et le onzième, Péchés céruléens, tomes des aventures d’Anita Blake, ces deux ouvrages sont, comme le reste du cycle, d’une lecture agréable, rapide et divertissante. Ceux qui ont détesté les premiers détesteront ces deux là, ceux qui ont apprécier les premiers s’interrogeront peut-être sur les nombreuses scènes de sexe et la tendance de pas de mal de personnages (Anita y compris) à se balader nu.

Dans Narcisse enchaîné, Anita Blake, réanimatrice de zombie, nécromancienne, femelle dominante d’une meute de loup-garou (même si elle n’en est pas une), en charge d’une meute de léopard-garou, experte pour la police, « serviteur » humaine d’un maitre vampire et à la vie amoureuse compliquée, doit faire face à un danger important planant sur les garous de Saint-Louis. Pour y faire face elle doit accepter de s’ouvrir complétement au Triumvirat de pouvoir qu’elle forme avec un maitre-vampire et un loup-garou. Enquêtant pour comprendre, puis lutter contre la menace, Anita se demande si elle ne pas devenir une léopard-garou et doit gérer « l’ardeur », un besoin vampirique qui concerne le sexe et non le sang. Elle gagnera au passage un nouvelle amant.

Dans Péchés céruléens, Anita, toujours en proie à l’ardeur, et Jean-Claude, le maitre vampire de la ville, doivent faire face à l’arrivée en ville d’une représentante de la créatrice de lignée vampirique de Jean-Claude et membre du conseil vampirique. Pour compléter le tableau, un garou massacre d’innocents citoyens et met la police, et Anita devenue Marshall, sur les dents. Le tout alors que l’ombre d’une puissante vampire, créatrice du conseil vampirique et connue comme la mère de tout les vampires semble sur le point de s’éveiller de son sommeille millénaire….

Comme je le disais au début, j’ai apprécié ma lecture. Dans les points positifs. l’évolution des personnages, de leurs relations et de l’univers dans lesquels ils évoluent est très intéressante; du côté négatif l’augmentation des scènes de sexe me semble un peu inutile, perso je les lis en diagonale pour gagner du temps…

Battle Hymn of the Tiger Mother

Battle Hymn of the Tiger Mother est un ouvrage qui a fait couler beaucoup d’encre Outre-Atlantique et qui a même reçu les honneurs des médias du monde entier. Amy Chua, l’auteure, est une américaine née de parents chinois, mariée à juif américaine, professeure de droit à l’école de droit de Yale et mère de deux filles aujourd’hui adolescente.

Battle Hymn of the Tiger Mother est un texte autobiographique où Amy Chua explique ses principes et méthodes d’éducation « à la chinoise » (même si l’auteure précise bien que ce n’est pas un absolu) en contradiction avec l’éducation occidentale tel que pratiqué par la plupart des parents américaines (et sans doute européens également). Le livre est agréable à lire et le portrait qu’Amy Chua dessine d’elle même n’est pas exempt d’ironie et de trait d’esprit.

Ce qui a fait débat aux États-Unis c’est le modèle éducatif qu’elle prône : les parents sont là pour pousser armer leurs enfants pour le futur. Par conséquent ces derniers doivent consacrer tout leur temps à progresser vers ce but. Il est ainsi hors de questions que ses enfants perdent du temps avec des activités oisives (soirées pyjamas, réunions avec d’autres parents pour jouer, regarder la télé toute la journée, etc.). Selon « l’éducation à la chinoise », les enfants ne doivent être bon, mais les meilleurs. Une bonne note n’est pas suffisante, il faut la meilleur note; la seconde place n’est pas la bonne, la première l’est; une heure de pratique d’un instrument de musique par jour n’est pas une répétition trois ou quatre heure oui, etc.

Dans la manière d’élevé ses enfants, même si elle s’en défend, Amy Chua est une vraie « controle freak » qui veut amener ses enfants à l’excellence. Ce qu’elle arrive à faire; ses deux filles sont de très bonnes élèves, sa fille ainée une pianiste hors-paire qui a déjà donnée plusieurs récitals, sa fille cadette une très bonne violoniste. Mais cette réussite a un prix, Amy Chua n’a laissé aucun répit à ses filles et s’est heurtée violemment à sa fille cadette jusqu’à une adolescence (en cours) particulièrement difficile et qui l’a particulièrement remise en question (elle a même autorisé sa fille a arrête le violon !).

La lecture de cette essaie m’interroge sur ce que je veux pour ma fille (deux ans dans quelques jours) et sur la nécessité de la pousser en avant et de (d’ici quelques années) de lui faire parfois violence pour son propre bien. Mais en même temps, j’ai l’impression que la vision de l’éducation d’Amy Chua est une vision très bourgeoise et élitiste. En effet, si poussé ses enfants vers l’excellence est sans doute une bonne chose, il n’est pas possible pour tout le monde d’être le meilleur et le premier. Et si la « mère tigre » semble penser que c’est à la portée de tout le monde de passer des heures avec ses enfants pour les entrainer et les amener à l’excellence, elle passe totalement à côté du fait que pas tous le monde à les moyens de payer de nombreux cours de musique à ses enfants, que pas tout le monde à les moyens d’avoir une « nanny » parlant le mandarin pour que ses enfants deviennent bilingue, que pas tout le monde à les moyens de maitriser l’ensemble du cursus scolaire et extra-scolaire afin de driller et d’appuyer ses enfants.

En fin de compte j’ai pris grand plaisir à cette lecture et cela me pousse à une réflexion plus globale sur l’éducation que je souhaite donné à ma fille, mais dans le même temps je ne partage pas la vision du monde, la vision d’une « vie réussie » et la vision de classe d’Amy Chua.