Rogues
“A Cargo of Ivories” de Garth Nix suit une aventure de deux personnages déjà présents dans d’autres oeuvres de l’auteur (que je n’avais jamais lu) : un mage immortel qui est une marionnette et son compagnon. Les deux compères, dans cette aventure, cherche à récupérer une caisse contenant des figurines en ivoire dont certaines sont des portes d’entrée dans le monde pour des dieux jugés dangereux; le but est de détruire ces figurines. Lors du cambriolage de la demeure où est gardé la caisse, une rencontre avec une jeune voleuse et le réveil, accidentel, de l’un des dieux va compliquer l’affaire. Une nouvelle plaisante.
« Diamonds From Tequila” de Walter Jon Williams est narré à la première personne et se déroule au Mexique sur le set d’un film d’action. L’acteur principal, le narrateur, décide d’agir suite au meurtre d’une des actrices, sa supposée petite amie. Son enquête le mènera vers un des membres de la production qui, grâce à une imprimante 3D, pourrait légèrement changer le fonctionnement du trafic de drogue. Évidemment tous cela ne se fait pas sans une bonne dose de cynisme, de coups tordus et de gros sous. Une très bonne nouvelle.
“The Caravan to Nowhere” de Phyllis Eisenstein suit un de ses personnages : un ménestrel, dans un monde de Fantasy, ayant la capacité de se téléporter à tout endroit qu’il a déjà visité / vu. Dans cette nouvelle, il traverse un désert avec une caravane de marchand. Lors de l’escale dans une oasis au milieu du désert, afin de de récupérer du sel et une mystérieuse drogue que l’on trouve dans des grottes à proximité le ménestrel et le chef de la caravane doivent faire face à un complot. Une nouvelle divertissante.
“The Curious Affair of the Dead Wives” de Lisa Tuttle est une sympathique nouvelle « Sherlok Holmes style » (un autre duo de détectives, un homme, une femme, à la même époque) qui suit une enquête sur la mort supposé d’une jeune fille et d’un homme d’affaire qui l’aurait en fait enlevé…
“How the Marquis Got His Coat Back” de Neil Gaiman se déroule dans l’univers de Neverwhere, Londres dans laquelle les différentes stations de métro sont le siège d’un monde caché et magique. Dans cette sympathique nouvelle (qui l’est bien plus lorsque l’on a lu le roman), le personnage du Marquis de Carabas passe par différente tribulation afin de récupérer son manteau.
“Now Showing” de Connie Willis est une critique du système « d’entertainment » contemporain. Se déroulant dans un futur très proche, la nouvelle suit les pérégrinations d’une jeune fille dans un centre-commercial/cinéma multiplex pour arriver à voir un film. Son ex et ce qui semble une conspiration de la part du multiplex semble ne pas vouloir lui permettre de voir le film. Une nouvelle un peu déroutante au début mais au final très intéressant.
Premier texte que j’ai l’occasion de lire de Patrick Rothfuss, “The Lightning Tree” est une très bonne surprise. Suivant les pas d’un garçon d’auberge qui rend de menus services (mensonges, conseils, voir actions) pour les enfants de la bourgade, elle propose au fil de la lecture une intrigue prenante et un personnage principal qui prend de la profondeur au fils des pages.
« The Rogue Prince, or, a King’s Brother » de George R. R. Martin narre, du point de vue d’un historien, l’histoire du prince Daemon Targaryen. Situé dans le monde de la série A Song of Ice and Fire,et se déroulant plusieurs centaines d’années avant les événements de la célèbre série, la nouvelle est agréable à lire et montre les divers intrigues se déroulant à la cours des Tagaryen. Presquel , à la novella « The Princess and the Queen, or, the Blacks and the Greens » (que je n’ai pas lu), elle manque juste d’un fin satisfaisante.
Au final c’est grosse anthologie (une trentaine d’heures dans sa version audio) contient de nombreuses bonnes nouvelles et est un vrai plaisir à lire.
L’Enfant des ténèbres
Druide
Omale
Edge of Tomorrow
Après Dune
Depuis la mort de Frank Herbert, son fils, Brian, a publié plusieurs ouvrages se déroulant dans l’univers de son plus célèbre cycle : Dune. Situés bien avant, ses romans narrent la guerre contre les machines pensantes et l’origine de l’Empire.
Mais un jour Brian a retrouvé des notes de son père contenant des informations sur ce qui était prévu pour terminer le cycle de Dune. Son fils a donc décidé, en se basant sur les notes de son père, de terminer le cycle. Ainsi a été écrit les deux ouvrages (en fait un gros roman scindé en deux parties) qui forme le cycle Après Dune : Les Chasseurs de Dune et Le Triomphe de Dune.
Débutant à la fin de La Maison des Mères (attention spoilers en approche) , Après Dune est une chronologie romancé de la trentaine d’années qui suivent l’évasion de Chapitre du ghola Duncan Idaho dans un non-vaisseau. Les romans voient l’arrivée de l’Ennemi et les tentatives de l’humanité pour lui résister.
Le roman alterne les points de vue montrant ce qui se passe dans le non-vaisseau (des gholas et encore des gholas), sur Chapitre où les Honorés Matriarches et le Bene Gesserit ont fusionné, sur Tleilax où un maitre mineur doit obéir aux Honorés Matriarches, dans la guilde où les navigateurs doivent faire face à une pénurie d’épice et où l’Oracle du Temps tente de protéger l’humanité, et finalement dans le camp des danseurs visages qui manigancent leur propres intrigues.
Tous ces éléments forment une fresque qui clôt clairement le cycle de Dune. Les deux romans sont très intéressants et j’ai pris plaisir à les lire. Ils ne sont néanmoins pas exempt de défauts. Les romans ne forment pas une histoire homogène, mais plutôt une chronologie qui a été romancée; difficile de dire si c’est ce que Herbert père aurait souhaité, mais en l’état cela donne le sentiment que les éléments de la chronologie ont été romancés afin de les présenter sans autres réflexions. Certains éléments importants qui font avancer l’intrigue (et notamment la conclusion) sont des Deus ex machina qui sont beaucoup trop gros à mon goût. Finalement, les auteurs ont ajouté des éléments tirés de leurs propres romans sur Dune; si cela ne gêne pas l’intrigue et est, finalement assez logique, le lecteur peut à nouveau se demander si c’est ce que Herbert père avait en tête.
Mais ces éléments ne doivent pas détourner ceux qui ont apprécier le cycle de Dune de deux romans qui sont agréables à lire et proposent une « vraie » fin à ce grand cycle.









