Robogenesis

Séquelle au roman Robopocalypse, Robogenesis débute à la fin de ce dernier. Les humains ont vaincu, en payant le prix fort et avec l’aide des « freeborn », des robots humanoïdes sentients, l’IA Archos 14 qui livrait une guerre totale contre l’humanité en l’ayant porté au bord de l’extinction.
La fin de la guerre, après l’euphorie de la victoire, laisse place à un replis identitaires qui met particulièrement à mal les individus marqués par le conflits : ceux qui ont été modifié par Archos 14 et sont devenus en partie machine. Alors que deux armées se constituent, de manière apparemment indépendante, pour marcher sur Cheyenne Montaign, renommée Freeborn City, une autre IA, qui a vécue caché, menace, et manipule, une nouvelle fois l’humanité.
Le roman se concentre sur plusieurs individus, déjà apparus dans Robopocalypse, racontant leurs trajectoires après la victoire avant que celles-ci se rencontrent : la « mère » de tous les freeborns au Japon, une adolescente aux yeux cybernétiques et son frère à New York, un sergent victorieux de l’armée indienne de Grey Horse, un soldat mort mais vivant transformé en machine, le robot ayant détruit Archos 14, et quelques autres.
Robogenesis est, à mon goût, meilleurs que Robopocalypse. Plus concentré et nécessitant moins d’introduction, l’histoire à plus de punch et est plus prenante. L’ayant lu en version audio, le narrateur, identique au premier roman, est toujours aussi agréable à écouter. Mon seul regret est une fin un peu rapide qui laisse une place important à un Deus Ex Machina, le twist final, bien que prévisible, est par contre fort sympathique.

The long Mars

Troisième tome de la série débutée avec La longue TerreThe long Mars débute quelques années après le second tome de la série.
Suite aux événements catastrophiques qui termine le second tome, l’humanité se remet peu à peu et se répand d’avantage dans la longue Terre, surtout dans les Terre proche du Datum (la Terre d’origine de l’humanité). Le roman, comme ses deux prédécesseurs, est surtout centré sur le destin des États-Unis. Il combine trois trame narratives qui, pour deux d’entre elles, finissent par se croiser.
La première est l’exploration, par Sally Linsay et son père de la longue Mars à la recherche d’une Mars abritant de la vie intelligente. La seconde est une expédition militaire et scientifique dans le but d’attendre un nouveau record dans la distance de Terres parallèles atteintes (et vaguement explorées) loin du Datum. La troisième est une enquête menée par Joshua Valienté et l’IA Lobsang sur l’existence possible d’une nouvelle humanité, beaucoup plus intelligente, et née de la dispersion de l’humanité dans la longue Terre.
A titre personnel, je trouve que cette série se bonifie à chaque tome. Les limites de la série étant que les auteurs cherchent plus à développer un univers (« World building ») qu’à poser une intrigue forte. Ainsi si l’évolution du monde et les différentes expéditions enquêtes sont très intéressantes, si la construction des différents personnages et excellente et, souvent, truculente, la construction d’une intrigue forte liant les différentes trames narratives est beaucoup plus lâche. Et c’est sans doute le reproche principal qu’on peut faire à The long Mars (et au reste de la série). Il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’un livre passionnant à lire (et à écouter tant le lecteur choisit est bon), très bien écrit par deux maîtres des littératures de l’imaginaire.

Lancelot

Dans cette anthologie consacrée au chevalier Lancelot, neuf auteurs proposent des visions diverses de ce personnages.
Nathalie Dau, avec « Le donjon noir », propose une version ou la reine est elle-aussi une fée, et donc volage. Lancelot vient à point pour la tire du mauvais (un lit) dans lequel elle s’est fourée.
Dans « Lancelot-Dragon », Fabien Clavel lance le chevalier sur la quête du Graal, mais en chemin il croisera de bien étranges personnages et le dragon Ourobos en personne.
Avec une des meilleures nouvelles du recueil, « Le meilleur d’entre eux », Lionel Davoust donne à lire une version peu magique de l’histoire de la table ronde. Lancelot est de retour de Terre sainte dans un royaume rongé par la peste et la misère. Le rêve du Graal ne semble plus capable de maintenir le royaume en place, Lancelot lance donc une machination qui pourrait bien ne pas fonctionner comme souhaité afin de liguer le royaume contre lui pour le sauver. Un texte magistrale.
Seconde excellente nouvelle du recueil, « Le voeu d’oubli » d’Armand Cabasson voit un Lancelot amnésique, selon son propre vœux, parcourir le monde et lutter contre les forces du destin qui souhaitent sont retour en Angleterre….
 Anne Fakhouri donne, avec « Je crois que chevalerie y sera » un récit qui projette des compagnons de Lancelot à sa recherche dans des brumes mystérieuses. Une réflexion sur les histoires qui se déroule, si j’en crois la postface, dans l’univers de son roman Le Clairvoyage. Si la lecture est plaisente, il me manque quelques clefs pour bien en saisir tous le sel.
Avec « La tête qui crachait des dragons », Thomas Geha donne un récit étrange dans lequel le royaume est ravagé par des dragons dont l’origine est inconnue. Le fils de Perceval est dépêché afin de trouver Lancelot qui semblerait savoir d’où vient les dragons. Le pire texte du recueil à mon goût et une lecture qui, avec d’autres, me donne le sentiment que Geha n’est pas un auteur pour moi.
« Les gens des pierres » de Franck Ferric mélange le récit arthurien à l’histoire de The Lady of Shalott. Un texte mélancolique se déroulant sur l’île de Shalott et celle de Camelot où ne restent plus que des ombres.
Jeanne-A Debats propose, avec « Lance », un autre des meilleurs récits de ce recueil. Se déroulant dans son cycle consacré aux vampires. Nous sommes en 1936 et les Allemands ont réveillé la Bête (celle avec trois 6 sur la tête). Afin d’empêcher une catastrophe et de sauver des bébés juifs enlevés, le Vatican fait appel à son agent vampire afin qu’il récupère, en Avalon, le chevalier Lancelot, seul homme suffisamment pur pour magner la Lance qui perça le flan du Christ et ainsi vaincre la Bête.  C’est bien écrit et très drôle !
« Pourquoi dans les grands bois-aimé-je à m’égarer… » de Karim Berrouka se déroule dans le monde de Fées, week & guillotines. De nos jours, en Brocéliande, un meurtre sauvage mènera les enquêteurs sur la piste de Lancelot, le vrai et unique. C’est écrit avec une grosse dose d’argot et de second degrés, cela m’a bien plus et donner envie de jeter un coup d’œil au roman.
Finalement, une postface de Lucie Chenu renvoie de manière très intéressante chaque nouvelle à son matériaux d’origine.
De pars ses nombreuses auteures le recueil rentre dans le cadre du challenge SFFF au féminin

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Bardes et Sirènes

Anthologies des Imaginales 2014, Bardes et Sirènes propose onze nouvelles centrées sur ces deux figures liées à la voix et aux chants.
Dans son ensemble l’anthologie est de bonne qualité, si ce n’est que les histoires d’amours entre sirènes et bardes sont un thème utilisé abondamment par les auteurs, au point que le lecteur à parfois le sentiment que c’est le seul type de relation qui peuvent exister entre ces deux êtres.
Après une introduction signée des deux anthologistes, Carina Rozenfeld propose, avec « La boîte à musique » une sympathique histoire d’amour entre un barde et une sirène qui laisse sa voix être enfermée dans une boîte à musique afin de permettre à son amour de poursuivre la carrière dont il rêve.
Samantha Bailly, avec « Plaie étoilée » présente un groupe de bardes qui parcourt le monde afin de pouvoir distiller les histoires qu’ils entendent. La nouvelle se concentre sur un de ses bardes qui revient à leur « point de chute » mais qui est fatigué de l’errance et qui traine une blessure d’amour avec la barde Siréne. Une histoire triste qui, à mon goût, est la moins bonne du recueil.
Yann de Saint-Rat, avec « Tant que nous demeurons ensemble » donne à lire une histoire de point du vue d’une sirène qui, après avoir participer à un raide afin de capturer des esclaves humains, prend sous sa protection un enfant barde (les humains capables de résister au chant des sirènes et même de les charmer). Un conte tragique d’amours et de différences.
Estelle Faye, avec « La tête de singe », propose une des meilleurs nouvelles du recueil. Très bien écrite, la nouvelle raconte l’histoire d’une barde qui fuit la guerre avec une petite momie d’un singe avec queue (une sirène d’après sa défunte mentor) et qui arrive dans un inquiétant châteaux ou les châtelains, un frère et une sœur, sont un peu plus qu’humain…
« Au bar des sirènes » est une nouvelle d’urban fantasy de Frédéric Petitjean se déroulant à New York durant la tempête Cindy. Un barde immortelle (qui fait furieusement penser à Merlin) et fatigué se rend dans un bar pour créatures magiques et fait la rencontre d’une sirène prisonnière. Une histoire d’amours va naitre entre les deux êtres unis par un lien plus puissant et ancien que la barde ne soupçonne.
Maïa Mazaurette, qui se fait trop rare en littérature de l’imaginaire, donne, avec « La mise en pièces », un conte cruel sur un barde qui fait partie d’une conjuration contre une reine particulièrement cruel. Le texte est violent, aussi bien au niveau de l’écrit que de l’histoire, et fait partie des meilleures du recueil.
Régis Goddyn présente, avec « Tant qu’il y aura des sirènes », une histoire bien écrite mais assez décousue sur l’histoire d’amour entre une sirène et un barde. Écrite dans le passé et le futur, elle est plaisante.
Mélanie Fazi, avec « Le chant des autres » propose également une excellente nouvelle, se déroulant à Paris de nos jours, sur deux femmes, consumées par la haine, qui utilise leurs don de chanteuses pour faire du mal et un homme qui utilise le sien pour faire le bien. Une belle histoire qui utilise les thèmes du barde et de la sirène de manière très subtile et maline.
« Le chant du solstice » de Pierre Bordage voit un vieux barde sur le déclin profiter de la capture d’une sirène par les pécheurs du village dont il a la charge pour raviver son inspiration, mais à quel prix ? Une nouvelle fort sympathique.
Anne Fakhouri, avec « Ci-gît mon cœur », a écrit une histoire d’amour entre un barde et une sirène traquée par un chasseur. Mais l’histoire d’amour qui se dessine n’est peut-être pas ce qu’elle semble être… Une nouvelle avec un brin du cruauté, un zest d’humour et un joli twist final qui m’a beaucoup plus.
« Le guetteur de nuages » de Thomas Geha clôt le recueil avec une nouvelle dans laquelle deux mondes s’interpénètre, l’un d’eau, qui envahit l’autre avec des nuages d’eau géant, et l’autre comme le notre qui se défend comme il le peut contre cette invasion qu’il ne comprend pas. Le défenseur d’un des mondes est un barde qui défait les nuages alors qu’une sirène défend celui qui vient.
De pars ses nombreuses auteures (et notamment celles qui ont écrit les meilleurs nouvelles du recueil, Fazi, Mazaurette, Fay et Fahouri) le recueil rentre dans le cadre du challenge SFFF au féminin

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The Onion Girl

The Onion Girl se déroule, comme une bonne partie des livres de De Lint, dans la cité nord-américaine fictive de Newford. Dans cette version de notre monde les esprits sont une réalité tangible, bien que cachée, et en Amérique (et Newford entre autres), les esprits ancestraux des indiens rencontres les esprits venus en Amérique avec les différentes vagues migratoires.
Dans The Onion Girl, De Lint revient sur plusieurs personnages féminins déjà apparues dans plusieurs nouvelles : Sophie (qui en rêve à une seconde vie dans une ville qu’elle a rêvée), Wendy et Jilly Coppercorn une artiste qui perçoit les créatures magiques qui vivent dans la ville. C’est sur cette dernière que le roman est centré.
Jilly est victime d’un accident qui l’a laisse à moitié paralysée sur un lit d’hôpital. Alors qu’un ami indien demande à des esprits de l’aider à guérir, ceux-ci lui disent qu’il faut d’abord qu’elle soigne d’elle même une blessure plus ancienne. Jily a été en effet victime d’abus sexuels, par son frère, dans sa jeunesse.
Alors que Jily, qui peut maintenant rejoindre le monde des esprits en rêve, lutte pour comprendre comment soigner un traumatisme aussi ancien et fort, sa petite sœur, perdue de vue depuis que Jily a fugué de sa famille durant son adolescence, réapparait dans sa vie d’une manière violente.
The Onion Girl est un roman de fantasy urbaine de qualité. Le récit oscille entre notre monde et le monde des esprits, le présent et le passé, la vie de Jily et de sa sœur. Le roman est parfois violent vu qu’il traite d’abus sexuels. La lectrice du roman est très agréable à écouter.

Super Extra Grande

Court roman de Yoss (une centaine de pages), Super Extra Grande est une histoire de science-fiction qui me fait penser aux classiques du genre. Le roman a gagné, en 2010, le prix UPC (un des prix espagnoles importants en littérature de l’imaginaire).
Super Extra Grande suit les aventures du vétérinaire-biologiste Sangan spécialisé dans les créatures de très grande taille (ce qui dans la galaxie actuellement partagée par sept races intelligentes ne manque pas). Le lecteur, entre des pans de son passé, apprend comment Sangan a récupéré un bijou de valeur mangée par une créature de plusieurs centaines de mètres de long et comment il a évité un conflit en sauvant deux ambassadrices de l’intérieure d’une cellule de plusieurs kilomètres.
Super Extra Grande est un roman sympathique agréable à lire qui plaira sans aucun doute aux lecteurs qui ont apprécié Planète à louer; on y retrouve le même type d’humour et de science fiction, avec la critique politique en moins.

The Wolves of Midwinter

En m’attaquant, en version audio, au dernier roman de Anne Rice, The Wolves of Midwinter, je savais que j’allais lire un texte moyen (surtout après avoir déjà lu le premier tome de la série) ; la réalité fut bien pire.
Au niveau de l’histoire, le second tome débute là où le premier s’arrêtait : Reuben connait maintenant l’origine de sa lycanthropie, il vit avec les autres lycanthropes dans la grande demeure qu’il a hérité et Noël approche. Le roman se centre sur plusieurs intrigues qui sont peu à peu résolue : un fantôme, la présence du peuple de la forêt (de puissant esprit), le fait que Reuben sera bientôt père, la transformation de Laura (sa petite-amie) en lycanthrope, la grande fête de Noël et les traditions, plus intimes, des lycanthropes, la vie de couple de ses parents et son frère.
The Wolves of Midwinter est bien écrit et le lecteur fait un bon travail pour en rendre l’écriture et le rythme. Ceci étant dit, c’est à peu près la seule qualité du roman. Les intrigues se déroulent avec une extrême lenteur et se résolvent d’elles-mêmes sans que les agissements des personnages semblent avoir prise sur elles (et en plus elles se résolvent de manières positives). Des enjeux plus grands (l’existence d’autres types d’immortelles) sont entrevus mais pas exploités ni expliqués. Finalement, Reuben (le personnage focale et principal du roman) est un Marty Stu en puissance qui passe sont temps à se demander quel est le sens de sa vie alors que l’univers conspire pour tous lui donner sur un plateau.
Bref, même si je suis plutôt bon public, The Wolves of Midwinter est un roman à fuir.
Lu dans le cadre du challenge SFFF au féminin

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Confessions d’un elfe fumeur de lotus

Troisième tome des Extraordinaires et fantastiques enquêtes de Sylvo Sylvain, détective privé de Raphaël Albert, Confessions d’un elfe fumeur de lotus est paradoxal à plusieurs niveaux. Déjà, il peut se lire sans problème de manière individuel et sans connaissance des deux premiers tomes, ensuite il ne contient que peu d’éléments caractéristiques de la série : ambiance rurale, pas d’enquête, pas d’ambiance steampunk. En effet, l’auteur emmène le lecteur sur les traces du passé de Sylvo Sylvain (elfe vivant dans la cité de Paname et qui a été exilé de sa forêt elfique).
Sylvo Sylvain est dans une fumerie de lotus et, entre les moments où une vielle asiatique lui prépare une nouvelle pipe, le lotus lui fait revivre son enfances et son entrée dans l’âge adulte. Confessions d’un elfe fumeur de lotus est donc une plongée dans la forêt elfique de Toujours-Verte au moment où celle-ci vis plusieurs crises : elle doit payer tribu aux humains qui sont une menace diffuse mais perpétuelle sur la survie de la forêt, elle doit affronter une époque sans l’elfe médiatrice entre la forêt (comme entité vivante) et les elfes qui l’habitent. C’est dans ce contexte que né Sylvo et qu’il grandit.
Le roman s’attache à la vie quotidienne des elfes de leur point de vu, de la naissance de Sylvo à son exil. Mais point ici d’elfes à la Tolkien (aussi respectable soient-ils), l’auteur (un roliste visiblement) reconnait que ses elfes sont fortement inspirés de ceux créés par Greg Stafford pour l’univers de jeu de rôle Glorantha; ici les elfes sont en partie végétale et vivent en symbiose avec la forêt et la nature.
Confessions d’un elfe fumeur de lotus est une grande réussit. Bien écrit et à l’histoire passionnante, Raphaël Albert réussi de plus le tours de force de montrer clairement la manière dont la mentalité elfique est autre. Si vous ne deviez qu’en lire un dans la série, que cela soit celui-ci !

Un éclat de givre

Dernier roman d’Estelle Faye, Un éclat de givre est un roman aux multiples facettes. Une manière de le définir serait d’en résumé l’intrigue. La Terre dans deux siècles a été irrémédiablement abimée par l’homme. Entre des poches de civilisations coupées les unes des autres, la terre est stérile et fracturée. Dans ce qui reste de Paris, les habitants survivent comme ils peuvent, beaucoup d’entre eux se réunissent en tribus qui occupent à la fois une niche particulière et un quartier/bâtiments de la ville.
Chet est un jeune homme bisexuel qui survit en chantant du jazz, habillé en femme, dans des bars la nuit et en rendant de menus services le jour. Engagé par un membre de la Bordure (les anciennes cités converties en fermes) pour retrouver un dealer, qui propose, comme d’autres, une nouvelle drogue permettant de résister à la chaleur, Chet doit se rendre en Enfer, un hôpital où les résidents se sont fait modifiés par des opérations extrêmes, pour le retrouver. Son enquête, qui le mène à affronter son propre passé, l’amèneront à prendre part à une lutte souterraine pour le contrôle de Paris.
Mais l’histoire n’est pas tous, le roman, très bien écrit, est un roman post-apo, mais c’est également un roman bit-litt avec un héros qui pourrait être une héroïne, avec des problèmes de cœur et une dose, raisonnable, de sexe. C’est aussi un roman de genre qui interroge, au travers de son héros, les identités sexuelles.
Les différents mélanges de Un éclat de givre pourraient être indigestes s’ils n’étaient pas aussi bien maitrisés, donnant ainsi un roman divers, riche et très intéressant dont j’ai beaucoup apprécié la lecture. Si son auteure, ou son éditeur, passe par ici et me lisent, je serais d’ailleurs très preneur d’un deuxième volume racontant l’histoire de Tess (l’amour d’enfance de Chet) et de son projet fou (rejoindre la Sibérie en train).
Lu dans le cadre du challenge SFFF au féminin

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Notre Dame des Loups

Roman court et super efficace d’Adrien Tomas, Notre Dame des Loups se déroule au milieu du XIX siècle aux États-Unis.
Un groupe d’hommes et de femmes déterminés traquent inlassablement les loup-garous qui se cachent parmi les hommes. Ils traquent en particulier la Dame, la première des garous, source de l’infection et qui a été chassé d’Europe. La Vénerie, le nom que se donne ces chasseurs, est une ancienne institution européenne qui c’est implanté en Amérique dans ce but.
Chaque chapitre du roman est présenté du point de vu d’un membre de la Vénerie et à chaque fois un destin tragique l’attend. Le lecteur suit ainsi les derniers jours de la traque en découvrant les fêlures et les rancœurs d’hommes et de femmes qui n’ont plus que la traque comme but dans la vie.
Difficile d’en dire plus, et j’en ai même peut-être déjà dis trop, sur Notre Dame des Loups; je dirais quand même que c’est un bon roman que j’ai pris plaisir à lire.